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La dégringolade des finances publiques se poursuit

L’Exécutif incapable d’arrêter l’hémorragie




La dégringolade des finances publiques se poursuit
La situation est en ne plus alarmante. Le déficit de l’Etat vient d’enregistrer un nouveau record à fin novembre et la dette aussi. Des indices alarmants qui renseignent sur la perte constante de la souveraineté économique et financière du Maroc avec la gestion erratique des finances publiques depuis l’investiture des pjdistes. 
En effet, le déficit budgétaire de l’Etat s’est creusé à fin novembre à 55 milliards de dirhams, contre 46,8 milliards un an plus tôt, soit une augmentation de l’ordre de 17,5%, selon la dernière publication de la Trésorerie générale du Royaume.
Ainsi, la situation des charges et ressources du Trésor arrêtées à la même date laisse-t-elle apparaître une baisse des recettes ordinaires de 1,4% et une hausse des dépenses ordinaires émises de 0,1%, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de 18,1 MMDH contre 15,4% durant la même période de 2012, soit une aggravation de 17,53%, d’après les données de Bulletin statistiques des finances publiques du mois de novembre. 
 Compte tenu d’un besoin de financement de 55,5 MMDH contre 54,3 MMDH à fin novembre 2012 et d’un flux net positif de 6,7 MMDH de financements extérieurs contre un flux net négatif de 688 MDH un an auparavant, le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 48,8 MMDH contre 55 MMDH à fin novembre 2012.
Le recours à la dette bat des records sans précédent. Il s’est élevé à 414,1 MMDH, l’encours de la dette intérieure est en hausse de 15,5% par rapport à son niveau à fin décembre 2012. Ceci s’explique par le recours du Trésor au marché des adjudications pour un montant net de 55,9 MMDH résultant de souscriptions pour 163,2 MMDH et de remboursements pour 107,3 MMDH contre un recours pour un montant net de 41,5 MMDH un an auparavant résultant de souscriptions pour 110,1 MMDH et de remboursements pour 68,5 MMDH.
Les souscriptions par adjudications réalisées à fin novembre 2013 se composent pour 81,3% de maturités inférieures ou égales à 2 ans, contre 57,5% durant la même période de 2012. Ce qui veut dire que le gouvernement est contraint de rembourser dans des délais trop courts. 
En fait, le vœu pieu du gouvernement de ramener le déficit de 7,6% en 2012 à 4,8% en 2013 s’est ajouté à la liste des promesses qui se sont vite  évaporées. 
Le gouverneur de Bank Al-Maghrib qui s’exprimait lors du premier Conseil de la Banque centrale de 2013, avait indiqué que c’était la condition sine qua non pour maintenir la dette publique à un niveau inférieur au plafond alarmant de 60% du PIB. Ce qui ne semble  pas avoir été le cas. 

Mohammed Taleb
Jeudi 26 Décembre 2013

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