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La crise financière mondiale pourrait être salutaire pour le Maroc




La crise financière mondiale pourrait être salutaire pour le Maroc
Il faut le dire sans détour: une réforme de la politique économique est urgente. Au-delà des répercussions économiques, la crise financière mondiale pourrait, espérons-le, avoir une conséquence salutaire sur le Maroc: un débat réel et en profondeur sur la politique économique, financière et sociale. Une nouvelle approche de la chose économique s'impose plus que jamais. Les déséquilibres de développement que connaissent les différentes régions, la reproduction d'un système qui a démontré son échec en cultivant la rente, les comportements mafieux, les attitudes spéculatives et les différentes formes d'inégalité et d'injustice sociale. Recourir systématiquement au fisc pour budgétiser les grands projets s'est traduit, au fil des années, par une précarisation des conditions des classes moyennes qui supportent, à elles seules, le fardeau de la faillite de la gouvernance économique. De plus, le laisser-faire est souvent fatal du point de vue de la paix sociale.
Profitant des effets de la crise, certains patrons dans des secteurs qualifiés de vulnérables ne veulent plus entendre de revendications de la part de leurs salariés. Il n'est pas sûr, en dépit de la fragilité conjoncturelle des centrales syndicales, que les employés échangent leur pain contre la peur de perdre leur gagne-pain. Il est temps, par conséquent, d'organiser des assises nationales sur la croissance et sur une approche de la politique économique.
Le schéma économique actuel reste prisonnier, depuis le lancement du Plan d'ajustement structurel, des formules recommandées par les institutions financières internationales. Le maintien des équilibres macro-économiques ne manque pas de vertus qui se vérifient, notamment en période de crise.
Toutefois, il est temps de repenser la politique économique marocaine dont les maux structurels sont toujours les mêmes : déficit commercial permanent, balance de paiement difficile à obtenir, taux de chômage inquiétant, corruption, dépendance de la pluviométrie et faible capacité de l'export. D'où la nécessité de tenter des pistes qui pourraient être salutaires à notre économie dont la relance tarde à se mettre sur des rails solides.

Dossier réalisépar Mohamed Kadimi
Samedi 28 Février 2009

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