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La condamnation définitive du Cavaliere ouvre la voie à une autre crise à l’italienne

La fraude fiscale a eu raison de Silvio Berlusconi en attendant la suite avec l’affaire Ruby




La condamnation définitive du Cavaliere ouvre la voie à une autre crise à l’italienne
L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi (trois fois président du Conseil) est finalement tombé pour fraude fiscale. Le ’’Cavaliere’’ n’a, donc, pas échappé aux mailles du filet de la justice italienne, la Cour de cassation ayant confirmé la première condamnation, à savoir une peine de quatre ans de prison dont trois couverts par une amnistie, soit un an. Petite consolation tout de même, son appel pour interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans sera rejugé.   Berlusconi ne devra, toutefois, pas goûter à la paille des geôles italiennes en raison de son âge (76 ans). Celui qui se surpassait dans l’art et la manière de se soustraire à l’appareil législatif aura donc, pour une première fois, écopé d’une condamnation définitive. A trois reprises, il y avait échappé. Dans une vingtaine de procès auparavant où il avait été mis en cause, il avait, soit bénéficié de la prescription, soit tout simplement été acquitté.
Si le feuilleton Mediaset, du nom de son groupe de presse épinglé par le fisc (7 millions d’euros d’impôts impayés et caisse occulte à l’étranger), s’achève sur cette note morose, il signifierait aussi le début de la fin politique pour le Cavaliere. Ce dernier, d’ailleurs, est loin d’en avoir fini avec ses démêlés judiciaires puisque déjà pointe à l’horizon la suite d’une autre saga, celle guère probante, scandaleuse et peu glorieuse de l’affaire du Rubygate.
En effet, en juin dernier, le tribunal de Milan l’avait condamné à 7 ans de prison dans un procès, où il était accusé d’abus de pouvoir et prostitution de mineure. Cette peine avait été assortie de l’interdiction à vie d’exercer un mandat public. Cette condamnation ne sera cependant pas effective, tant qu’il n’a pas exercé toutes les voies de recours possibles (appel, cassation, etc.).
Si cette condamnation se confirmait dans l’affaire Mediaset, elle serait plus qu’embarrassante sur le plan personnel d’un Silvio Berlusconi qui se la jouait trop belle jusqu’à présent. Elle augurerait même sur la scène politique italienne d’une éventuelle grosse, grosse crise car elle menace d’éclatement la fragile coalition gauche-droite au pouvoir.
Cette décision devrait donner à réfléchir au principal parti de gauche le Parti Démocrate qui ne pourrait plus gouverner avec un le parti d’une personne condamnée à la prison et qui de surcroît est inéligible ce qui provoquerait de nouvelles élections.

Mohamed Jaouad Kanabi
Samedi 3 Août 2013

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