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La coalition contre l'EI reconnaît 229 probables victimes civiles depuis 2014




La coalition contre le groupe Etat islamique (EI) a fait 229 victimes civiles "probables" depuis le début de son offensive, en 2014, selon un communiqué commandement de la coalition internationale menée par les Etats-Unis (CJTF), publié samedi.
Ces données n'incluent pas les dizaines de victimes relevées après une série de frappes particulièrement meurtrières de la coalition, notamment le 17 mars, sur la partie ouest de la ville de Mossoul, en Irak.
Fin février, 229 civils avaient "probablement" été tués "involontairement" depuis août 2014 par la coalition, qui comprend plusieurs pays et est dirigée par les Etats-Unis, selon le communiqué du commandement de l'opération "Inherent Resolve" (Détermination absolue).
Au cours de cette période, la coalition a mené 42.089 bombardements en Syrie et en Irak contre l'EI.
Le CJTF affirme que 43 incidents survenus en Irak et en Syrie font encore l'objet d'enquêtes pour déterminer le nombre des victimes et les responsabilités éventuelles de la coalition.
Selon le gouverneur de la région de Mossoul, Nawfal Hammadi, "plus de 130 civils" ont été tués au cours de bombardements s'étalant sur plusieurs jours sur le quartier Al-Jadida, à Mossoul, pour appuyer les forces irakiennes au sol, qui mènent depuis novembre une offensive pour reconquérir la ville.
Le général américain Stephen Townsend a reconnu mardi que la coalition avait "probablement joué un rôle" dans la mort de ces civils, tout en prévenant que d'autres facteurs pourraient expliquer l'effondrement du bâtiment dans lequel se trouvaient les civils.
Depuis le début de l'offensive de Mossoul, en octobre 2016, la coalition n'a pu éviter de faire des victimes civiles malgré l'utilisation des technologies les plus modernes.
Les militaires américains ont dénoncé à de nombreuses reprises l'utilisation des habitants comme boucliers humains par les jihadistes.
Par ailleurs, Ayad Al Djoumaïli, présenté comme l'adjoint du chef de l'Etat islamique Abou Bakr al Baghdadi, a été tué dans une frappe aérienne menée vendredi, a annoncé samedi un porte-parole des services de renseignement irakiens.
La coalition sous commandement américain en Irak n'a pas été en mesure de confirmer pour l'instant cette information diffusée plus tôt dans la journée par la télévision irakienne.
Djoumaïli a été tué en même temps que d'autres commandants de l'EI. La frappe a été menée par l'armée de l'air irakienne dans la région d'Al Kaïm, près de la frontière avec la Syrie, rapporte la chaîne de télévision. La date du raid n'est pas précisée.
"Les avions de l'armée de l'air ont mené avec précision une frappe sur le quartier général de Daech à Al Kaïm provoquant la mort du commandant en second de Daech, Ayad Al Djoumaïli, alias Abou Yahya, le ministre de la guerre" de l'EI, a précisé la télévision citant un communiqué du renseignement irakien.

Libé
Lundi 3 Avril 2017

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