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La classe politique espagnole secouée par le drame de Sebta




La classe politique espagnole secouée par le drame de Sebta
La mort de 15 Subsahariens au cours de la semaine passée au large du préside occupé de Sebta, continue de provoquer des remous au sein de la classe politique espagnole. 
Le Parti socialiste ouvrier espagnol de Sebta a demandé, selon l’agence Europa Press, de destituer le délégué du gouvernement dans le préside, si celui-ci « n’accepte pas de convoquer une réunion extraordinaire et urgente à laquelle doivent prendre part le gouvernement local et les deux groupes de l’opposition à l’assemblée autonome, pour expliquer la contradiction entre ses déclarations affirmant qu’aucun immigré n’a pu entrer dans la ville jeudi dernier et les images qui ont été diffusées».
Dans un communiqué de presse, le socialiste, José Antonio Carracao, a estimé qu’il est indispensable d’ouvrir une enquête pour «clarifier les faits et déterminer le degré de coordination entre l’Espagne et le Maroc et leur réaction face à la tentative d’immigration de Subsahariens».
Le délégué du préside occupé, González Pérez, avait, dans ce sens, affirmé jeudi dernier après la tentative d’entrée illégale  dans la ville d’un groupe de Subsahariens qui s’est soldée par la mort de 15 d’entre eux par noyade, «qu’aucun immigré n’a pu accéder à Sebta et que les forces de sécurité ont fait usage de leur matériel anti-émeute sur terre et non en mer et qu’ils n’ont jamais tiré sur des personnes, mais souvent en l’air pour leur faire peur», a indiqué l’agence espagnole Europa Press.
Il convient de rappeler que les immigrés subsahariens qui survécurent au drame, avaient accusé la Guardia Civil d’avoir ouvert le feu sur eux, ce qui a causé la panique et partant la tragédie. Après quoi, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, principal parti d’opposition) a demandé la comparution devant le Parlement de manière urgente du ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, pour donner des explications à propos de ce qui s’est passé à Sebta, alors que la Gauche unie (Izquierda unida, opposition) est allée plus loin en appelant à la démission du ministre de l’Intérieur.
Par ailleurs, l’Association de presse de  Mellilia a condamné l’arrestation d’un journaliste par la Guardia civil alors qu’il couvrait un assaut des Subsahariens contre la clôture séparant le préside occupé de Mellilia du reste du Maroc, selon Europa Press. Le journaliste détenu, Jesús Blasco, est poursuivi par la Guardia civil «pour désobéissance». Ce que l’Association a vivement condamné en qualifiant l’arrestation en question de tentative «inadmissible et non nécessaire» de museler la presse. Inadmissible, car «nous ne comprenons pas l’objectif  de cette interdiction d’informer» sur ce qui se passe et non nécessaire, car «le ministre de l’Intérieur lui-même permet à des équipes de télévision nationales de tourner sur les  mêmes lieux et d’avoir des informations de première main sur les tragédies qui se produisent, alors que les télévisions locales n’ont pas cette possibilité».
 

T.M
Mardi 11 Février 2014

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