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La chronique de Marrakech : Vive le cinéma !




La chronique de Marrakech : Vive le cinéma !
La neuvième édition du Festival international du film de Marrakech démarre aujourd’hui.  C’est le début d’une formidable semaine de cinéma sous le ciel magique de Marrakech.  Le succès du FIFM, faut-il le rappeler, réside pour une grande part, dans cette rencontre plus que heureuse entre la cité ocre et le septième art. C’est arrivé comme  une destinée, un mektoub inscrit dans le code génétique d’une ville portée vers le spectacle, la joie de vivre et l’amour de l’Autre. Le succès du FIFM est le fruit finalement d’un réajustement graduel de sa ligne éditoriale qui a abouti à une synthèse originale entre cinéphilie, professionnalisme et dimension festive  avec son aura de stars et paillettes.
Oui, il fait bon d’aimer le cinéma à Marrakech, car c’est le cinéma dans sa totalité qui est fêté. Cette  année encore, les cinéphiles auront  à déguster un menu très varié, des films venus d’horizons lointains et porteurs de spécificités particulières… Est-ce un hasard d’ailleurs si le cinéma asiatique se retrouve en force dans différentes sections au moment où le jury de cette année est mené par un Asiatique, un Persan à Marrakech, Abbas Kiarostami ? Le cinéaste iranien le plus célèbre aime le Maroc et Marrakech. Il était déjà venu animer des ateliers de formation; aujourd’hui il est à la tête d’un jury de rêve où le charme côtoie la classe et l’intelligence avec notamment une Fanny Ardent qui est l’incarnation de la fascination du cinéma.
Outre la compétition officielle qui accueille cette année une quinzaine de films représentatifs d’un cinéma moderne et ouvert sur le monde ; compétition largement ouverte sur les premières œuvres donnant ainsi aux jeunes cinéastes un tremplin pour des carrières futures, le FIFM accueille pour sa neuvième édition la Corée du Sud comme pays invité. Une cinématographie qui a séduit le monde par son dynamisme de production et par l’originalité de son écriture. Au moment où le cinéma marocain bouge les lignes, attire l’attention des observateurs au-delà du seul champ cinématographique, il est plus qu’opportun de confronter cet élan à l’expérience coréenne derrière laquelle réside un volontarisme exprimant la volonté publique d’aider le cinéma et un souci de créativité ancré dans l’imaginaire collectif de la société coréenne. C’est un moment fort de la jeune histoire du FIFM. La Thaïlande est la surprise agréable de cette programmation avec un cinéma d’auteur qui s’est rapidement imposé à l’échelle internationale…et puis dans ce tour d’horizon rapide, on ne peut ne pas citer les master class qui sont désormais une marque déterminante du FIFM avec des noms prestigieux qui vont d’abord nous faire vivre leur passion et puis nous donner des indications sur leur manière de concevoir leur métier. Autant d’éléments qui alimentent le désir de Marrakech, c’est-à-dire le désir de cinéma.

Mohammed Bakrim
Vendredi 4 Décembre 2009

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