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La chasse aux tricheurs du baccalauréat est lancée

Projet de loi sur la fraude aux examens




La chasse aux tricheurs du baccalauréat est lancée
Zéro fraude. C’est le but recherché à travers toutes les lois luttant contre la triche  dans les  examens. La dernière en date est le projet de loi du  ministère de l’Education nationale adopté en Conseil des ministres. D’autres mesures qui viennent s’ajouter à celles déjà en vigueur mais qui peinent à trouver application. En sera-t-il autrement ?   
Que ce soit l’échange d’informations écrites ou orales, la détention par le candidat d’un document se rapportant au sujet d’examen ou l’utilisation de différents moyens technologiques, tous les types  de tricheries sont repris dans ce projet de loi.  Quant aux sanctions disciplinaires, elles seront appliquées à l'encontre de quiconque pris en flagrant délit de tricherie. Elles vont de l'avertissement par le personnel chargé de la surveillance au retrait de la feuille d'examen et la rédaction d'un procès-verbal. Ce projet de loi prévoit, également, d'assurer la sécurité du personnel chargé de la surveillance contre tout acte de violence ou menace tant dans les salles d'examens qu'à l'extérieur, a fait savoir le ministre, notant que les autorités publiques traduiront devant la justice toute partie impliquée dans la divulgation de sujets d'examens, l'aide aux candidats, la participation ou la complicité. A rappeler que le Maroc dispose déjà d’un Dahir en la matière (Dahir n 1-58-360). Selon ses dispositions, le coupable d’une fraude  est condamné à une amende et un empoisonnement  entre 1 mois et 3 ans. Cette peine n’est appliquée que si la fraude est accompagnée d’actes de violence envers les enseignants par exemple.  Toutes ces lois sont loin d’être dissuasives. Le recours à la triche est un sport national pour ne pas dire international. En 2012, 3000 cas de fraudes ont été signalés pendant les examens du baccalauréat national. On est loin du nombre de 2008 où l’on ne dénombrait "que" 1015 cas. Les téléphones portables et surtout les "smartphones", pourtant interdits dans les salles d’examens, arrivent en tête des moyens utilisés par les tricheurs. La France n’est pas en reste. Le phénomène de la tricherie y  préoccupe constamment les responsables. De nouvelles dispositions sont venues renforcer celles mises en place à la session 2012. Dorénavant toute sanction sera portée au livret scolaire s’il existe et elle sera supprimées au bout d’un an ou plus, en fonction de la sanction prononcée. En outre, dans l’hypothèse où la fraude ou la tentative de fraude serait découverte après la délivrance du bac, le diplôme pourra être retiré et un jury devra délibérer une nouvelle fois sur les résultats du candidat. Aussi, pour une meilleure dissuasion, toutes les académies (contre cinq en 2012) seront-elles équipées de détecteurs de téléphones portables qui circuleront de façon aléatoire entre les centres d’examen tout au long des épreuves.

Nezha Mounir
Samedi 8 Juin 2013

Lu 416 fois


1.Posté par plékhanov le 08/06/2013 14:30
De toute l'année, les pires moments vécus par un professeur sont ceux pendant lesquels ,il doit assurer la surveillance dans les salles d'examen en général et du bachot en particulier.Si les lois dont parle l'article, arrivent à être appliquées partout et par tout le monde,oui par tout le monde ,alors on pourra prétendre à une crédibilité des diplômes délivrés par nos centres d'examens.
Il faut reconnaître que notre système d'enseignement,d'examination et même de correction sont pour une part non négligeable dans la prolifération de la fraude .A prendre en compte encore le manque de vigilance de certains enseignants,les uns par peur des représailles et Dieu sait qu'il y en a eu de conséquences bien regrettables,les autres par manque de conscience...
J'aimerais rappeler une autre petite partie du revers de la médaille à savoir la tendance chez certains collègues à provoquer des incidents dans les salles d'examen en flagrante transgression des lois en vigueur comme de circuler entre les rangs tels des enragés,à vouloir tout le temps être après certains candidats puisque élèves et professeurs viennent en général du même lycée :
Adolescents en habit afghan et adolescentes au foulard,cibles privilégiées des surveillants "gauchisants" et les candidats dits révolutionnaires traqués par les professeurs barbus.
Espérons pour finir que les nouvelles dispositions de la loi seront appliquées efficacement même si une réserve s'impose:au niveau de la correction,il y a fort à craindre encore que l'ombre de la fraude ne fasse des victimes.Il faut tout faire au niveau de la surveillance ,mais que le procès verbal dressé par les surveillants prime et que le correcteur se contente d'évaluer l'effort fourni par le candidat.

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