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La chasse aux sorcières post-Bouteflika, c’est parti …

Mandat d’arrêt contre des proches du président algérien




La chasse aux sorcières post-Bouteflika, c’est parti …
Le président Bouteflika aura-t-il toutes ses forces pour assumer sa lourde mission de président malade ou du moins protéger son entourage et ses proches. Suite au mandat d’arrêt  international lancé  contre l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, sa femme, ses deux enfants et Farid Bedjaoui, il semble que le ménage et les règlements de comptes sont en train de se faire   autour de Bouteflika toujours « en exercice » en dépit de sa grave maladie. Pas moins de neuf personnes sont soupçonnées de détournement de fonds et malversations concernant la société nationale pétrolière algérienne, en l’occurrence la Sonatrach. Il faut dire que Chakib Khalil appartient au cercle des proches du président Bouteflika et est l’un des hommes forts de l’Etat algérien et qui était un protégé du président. Il en va de même pour Farid Bedjaoui, mais aussi pour Mohamed Meziane et Réda Hemche dans ce qui est considéré en Algérie  comme le scandale financier le plus grave depuis l’affaire Khalifa. Les hommes en question ayant fait l’objet du mandat d’arrêt font tous partie du cercle fermé du président malade. Et il semble que les généraux algériens préparent déjà l’après Bouteflika avec la SonartachGate2, car l’affaire de la société nationale algérienne de pétrole avait  connu un premier acte mais qui a été étouffé sous la pression à l’époque du président lui-même en dépit des preuves présentées par la justice italienne.
 Il s’agirait de centaines de millions de dollars qui ont été détournés et qui se trouveraient dans des comptes à Singapour et Hong-Kong   mais également à Beyrouth, en Italie et à Panama pour des montants aujourd’hui inconnus. Plusieurs personnes dans l’entourage du palais de La Moradiya seraient impliquées directement ou indirectement dans ce scandale à travers des versements des pots-de-vins ou l’octroi de faveurs à leurs familles.  Il est à préciser que le scandale Sonatrach dans son acte premier a été déclenché en 2009 suite à une enquête ayant abouti à l’arrestation du PDG de l’époque Mohamed Meziane qui fut le bouc émissaire pour étouffer l’affaire. La presse algérienne révèle aussi  l’implication de Saïd Bouteflika, qui aurait protégé Chakib Khelil. Et le lâchage aujourd’hui de ce proche du président permet de couvrir le frère du président qui aurait trempé dans des affaires de corruption qu’on voudrait sans doute passer sous silence. A signaler que Chakib Khalil bénéficie de la nationalité américaine.

Kamal Mountassir
Mercredi 14 Août 2013

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