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La campagne pour le référendum reprend après plusieurs jours de deuil au Royaume-Uni

Le ‘’je t’aime moi non plus’’ entre Londres et Bruxelles pourrait coûter cher aux Britanniques




La campagne pour le référendum reprend après plusieurs jours de deuil au Royaume-Uni
Après plusieurs jours de deuil, la campagne pour le référendum a repris au Royaume-Uni où les sondages suggèrent un glissement en faveur d'un maintien dans l'Union européenne suite au meurtre de la députée pro-UE Jo Cox.
Le meurtrier présumé, Thomas Mair, est toujours en détention dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, au sud-est de Londres. "Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni", avait lancé cet homme de 52 ans samedi lors de sa première comparution devant le tribunal.
Il devait comparaître de nouveau hier après que la magistrate a ordonné une expertise psychiatrique.
Rappelé en session extraordinaire, le Parlement britannique devait rendre hier un hommage national à "l'un de ses membres les plus brillants et les plus passionnés", selon les mots du Premier ministre David Cameron.
De Boris Johnson, le champion des pro-Brexit, à David Cameron, le principal avocat d'un maintien dans l'UE, les principaux acteurs ont multiplié dimanche les interviews, avant la consultation à très hauts risques de jeudi.
Dans la soirée, David Cameron a enfoncé le clou lors d'un débat avec les spectateurs sur la BBC, en invoquant le Premier ministre britannique pendant la Deuxième Guerre mondiale, Winston Churchill, pour affirmer que les Britanniques "ne sont pas des lâches" et "se battront" au sein de l'Union européenne.
Boris Johnson a répété dans une interview au Sun on Sunday que les Britanniques n'avaient "rien à craindre" d'un Brexit et qu'ils avaient, au contraire, une "occasion unique de reprendre le contrôle". Les analystes préféraient rester prudents quant à l'impact du meurtre de Jo Cox sur l'issue du référendum.
Mais plusieurs sondages rapportent un glissement sensible en faveur du camp du "remain", le maintien dans l'UE, qui rattrape son retard en faisant désormais jeu égal à la moyenne des six dernières enquêtes d'opinion. "L'effet Jo", soulignait même le Sunday Mirror en commentant l'un de ces sondages.
Le premier sondage réalisé dans son intégralité après le drame, par l'institut Survation, place, lui, le maintien dans l'UE en tête à 45%, devant une sortie de l'UE à 42%, alors que leur précédente enquête concluait à l'exact résultat inverse.
Interrogé par le Herald Scotland, le député du parti national écossais Alex Salmond a estimé que le drame "pourrait avoir un impact significatif". Il pourrait aussi "avoir un effet durable sur la manière de conduire la politique et de sortir du caniveau", a-t-il ajouté.
Une ancienne secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, la conservatrice Sayeeda Warsi, a annoncé arrêter de faire campagne pour la sortie de l'UE.
En contrepoint, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche devant le Parlement à Londres, ainsi qu'à Paris, Berlin et Rome, pour participer à une "chaîne du baiser" visant à "montrer l'amour entre la Grande-Bretagne et l'Europe et à rejeter la campagne de haine du référendum", ont expliqué les organisateurs.
Un retrait du Royaume-Uni de l'UE l’obligerait à bâtir une nouvelle relation pleine d'incertitudes après un mariage de plus de 40 ans.
Une fois la décision prise, Londres devrait négocier un "accord de retrait". Les traités européens cesseraient alors de lui être applicables à partir de la date d'entrée en vigueur. A l’inverse de nombreuses interrogations persistent sur les tractations indispensables pour définir une nouvelle relation en cas de victoire du Brexit, après quatre décennies qui ont imbriqué le Royaume-Uni et le reste de l'UE.

Mardi 21 Juin 2016

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