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La bataille d’Alep se poursuit : Explosions de voitures piégées et offensive de l’armée syrienne




La bataille d’Alep se poursuit : Explosions de voitures piégées et offensive de l’armée syrienne
Au moins 27 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées mercredi dans l’explosion de trois voitures piégées en plein coeur d’Alep, la grande ville du nord de la Syrie que se disputent depuis plus de deux mois rebelles et forces gouvernementales.
Plus au sud, des journalistes de l’AFP ont fait état d’un déploiement sécuritaire inhabituel aux entrées de la capitale Damas, théâtre également d’âpres combats depuis la mi-juillet.
Au moins 27 personnes ont été tuées et 72 ont été blessées dans trois attentats à la voiture piégée dans le centre d’Alep, a affirmé à l’AFP un responsable de la deuxième ville de Syrie sous le couvert de l’anonymat.
«Le bilan pourrait s’alourdir car il y a beaucoup de blessés graves», a-t-il précisé, peu après l’explosion de trois voitures piégées près de la célèbre place Saadallah al-Jabiri.
Deux voitures ont d’abord explosé à une minute d’intervalle, dans deux rues proches d’un club d’officiers donnant sur la célèbre place Saadallah al-Jabiri, a affirmé une source militaire à l’AFP.
Une troisième a explosé à 150 mètres de la place, à l’entrée de la vieille ville, théâtre d’âpres combats depuis plusieurs jours. Au moins trois militaires y ont péri, selon la source militaire.
Sur la place, le correspondant de l’AFP a vu, près du club des officiers, une partie de la façade d’un hôtel détruite et les deux étages d’un café effondrés. L’un des blessés dans la zone avait le visage couvert de sang.
Qualifiant ces attentats de «terroristes», la télévision officielle al-Ikhbariya a montré d’énormes destructions sur la place, avec au moins deux immeubles totalement effondrés et des cadavres recouverts de débris. Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad en mars 2011 qui s’est transformée au fil des mois en guerre civile face à la répression, les autorités assimilent les rebelles à des «terroristes» soutenus par l’étranger.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de «dizaines de morts et de blessés», en majorité des militaires, dans les explosions.
Les voitures piégées ont explosé après des affrontements entre des rebelles et gardes du club des officiers, selon cette ONG basée en Grande-Bretagne qui se base sur un vaste réseau de militants et médecins.
Plus au sud dans le pays, de nombreux barrages ont été établis aux entrées de la capitale Damas, selon des journalistes de l’AFP qui relèvent le caractère inhabituel de ce déploiement. Le quotidien officiel Al-Baas avait annoncé mardi la fin prochaine des opérations de sécurité dans l’ensemble de la province de Damas.
En 18 mois de conflit en Syrie, plus de 31.000 personnes ont péri, en majorité des civils, selon l’OSDH.
Aucune issue au conflit n’est en vue en raison des profondes divisions de la communauté internationale, entre l’Occident d’une part qui réclame un départ du président Assad, et l’axe Russie-Chine-Iran, alliés indéfectibles de Damas.
Dans ce contexte, le médiateur international Lakhdar Brahimi doit retourner dans la région cette semaine pour s’efforcer d’obtenir un arrêt des bombardements par le régime, et en retour une réduction des violences de la part des insurgés.
Réitérant les inquiétudes de plusieurs responsables internationaux, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi, a mis en garde mardi contre des conséquences de la crise syrienne qui «pourraient être catastrophiques non seulement pour la Syrie, mais pour tout le monde arabe». Les violences en Syrie débordent régulièrement dans les pays voisins, avec la Jordanie, la Turquie, l’Irak ou le Liban où des affrontements sont notamment signalés aux frontières.
Ces pays sont en outre pris d’assaut par un flux ininterrompu de réfugiés. Le nombre de Syriens réfugiés dans les pays limitrophes a triplé ces trois derniers mois, pour dépasser le seuil des 300.000, a annoncé mardi le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés, selon qui ce nombre devrait doubler avant la fin de l’année.
La semaine dernière, le HCR et d’autres organisations humanitaires ont lancé un appel conjoint de 487 millions de dollars (379 M euros) destinés à aider jusqu’à 710.000 réfugiés syriens d’ici la fin de l’année.
Au Liban, profondément divisé entre pro et anti-Assad, un site proche du puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, allié du régime de Damas, a annoncé mardi la mort d’un de ses commandants, Abou Abbas, tué «en faisant son devoir de jihadiste», sans donner plus de précision.
Un chef rebelle dans la province de Homs, Abou Moayed, a affirmé à l’AFP que «Abou Abbas et deux de ses hommes avaient été tués par une mine artisanale près de Koussayr», une ville rebelle de cette province du centre de la Syrie.
L’opposition libanaise et les rebelles syriens accusent régulièrement le Hezbollah d’aider militairement le régime syrien.

Libé
Jeudi 4 Octobre 2012

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