Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La Turquie prête à participer aux frappes contre l'EI




La Turquie est désormais prête techniquement à participer aux frappes de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique menée par les Etats-Unis, a indiqué mardi Peter Cook, porte-parole du Pentagone.
"Les Etats-Unis et la Turquie ont finalisé les détails techniques pour la pleine intégration de la Turquie" dans les opérations contre le groupe Etat islamique (EI), a déclaré M. Cook lors d'un point presse au Pentagone.
"Cela pourrait prendre quelques jours pour mettre en place les modalités techniques" qui permettront aux avions turcs de frapper, mais "nous pensons que la Turquie est décidée à participer pleinement le plus tôt possible", a-t-il ajouté.
L'accord avec la Turquie va permettre aux avions turcs d'être intégrés dans le système de contrôle aérien (ATO, Air trafic order) qui régule et coordonne les frappes de la coalition contre l'EI.
La semaine dernière, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter avait laissé transparaître son impatience devant la lenteur des discussions sur l'entrée effective d'Ankara dans la campagne contre le groupe jihadiste.
"Ils doivent rejoindre l'ATO et travailler davantage au contrôle de leur frontière. Nous l'avons clairement exprimé", avait-il indiqué.
Le mois dernier, la Turquie avait fait un pas supplémentaire dans sa lutte contre l'EI en autorisant l'aviation américaine à utiliser sa base d'Incirlik pour bombarder les positions du groupe en Syrie.
Mais son implication est restée limitée et la Turquie semble se concentrer sur une autre lutte, celle contre les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Sur le plan du contrôle de la frontière turco-syrienne, les discussions entre Washington et Ankara continuent, a indiqué mardi Peter Cook.
"Notre coopération avec les Turcs continuent de se construire", a-t-il dit. Mais "nous n'avons pas mentionné ou discuté" de zones d'exclusion aérienne au dessus de la Syrie, un projet régulièrement avancé par les Turcs, a-t-il dit.
Le porte-parole a par ailleurs rejeté les informations du site américain McClatchyDC, selon lesquelles la Turquie aurait renseigné le Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, pour lui permettre de capturer ou tuer cet été des rebelles syriens formés par Washington.
"Nous n'avons aucune indication" de cette nature, a-t-il dit.
Plusieurs hommes d'un premier bataillon de 54 rebelles formés et armés par Washington qui sont entrés en Syrie en juillet ont été mis en déroute, tués ou kidnappés par le Front al-Nosra.

Jeudi 27 Août 2015

Lu 120 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs