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La Turquie, nouvel eldorado des étudiants marocains

Les demandes de bourses d’études en forte hausse




Si la France et les Etats-Unis demeurent des destinations privilégiées pour de nombreux étudiants universitaires marocains, la tendance actuelle semble s’orienter vers la Turquie.
Avec plus de cent universités publiques proposant un large choix de formations, les établissements académiques turcs attirent de plus en plus d’étudiants séduits par le niveau de vie abordable, la qualité de l’enseignement et une intégration plus facile du fait des affinités culturelles, entre autres.
Meilleure destination touristique des pays musulmans, la Turquie est en train de devenir une des destinations privilégiées des bacheliers désireux de poursuivre leurs études supérieures à l’étranger.   
Preuve de cet engouement, les demandes de bourses d’études émanant des étudiants marocains ont connu une hausse de plus de 30% en 2016 par rapport à l’année précédente.
Plus généralement, la Turquie a enregistré au titre de cette année 850 demandes de postulants de diverses nationalités.
Avec une prise en charge complète, des conditions avantageuses et un budget frôlant les 65 millions d’euros consacré aux bourses d’études dédiées aux étudiants étrangers, on peut dire que la politique turque en la matière fait des émules. Au point que de nombreux étudiants se bousculent pour obtenir la fameuse bourse.
L’une des raisons de cette frénésie, est que les bourses attribuées par la Turquie comprennent : les frais de résidence, l’assurance maladie, les frais de scolarité, un an d’enseignement de la langue turque, un billet aller-retour, en plus d’un per diem.
Soulignons que le gouvernement turc a accordé pour le cycle universitaire 2015-2016, aux étudiants en licence 200 euros, contre 260 pour ceux en année de masters et plus de 300 euros ont été accordés aux doctorants.

Détenteur d’une licence en journalisme obtenue au Maroc, Souhail O. a décidé de poursuivre cette année sa formation universitaire à Izmir, troisième ville turque, pour avoir son master.
Sachant que la première année est dédiée à l’apprentissage de la langue, Souhail n’a pas fait l’exception. N’ayant pu bénéficier de la bourse, le jeune étudiant nous dévoile que les cours de langue sont dans son cas payants.
«N’étant pas boursier, il m’est difficile de vous dire quels sont exactement les avantages d’un tel statut. Il semblerait que les Syriens soient exonérés des frais d’apprentissage de la langue. Une chose est sûre, c’est que je dois payer les frais de ma scolarité».
Dans tous les cas, Souhail assure que les dépenses restent toujours abordables comparativement à d’autre pays. Il en veut pour preuve, « mes amis qui étudient en France dépensent plus de 400 euros rien que pour le loyer. Alors que l’appartement que j’occupe actuellement ne dépasse pas les 200 euros par mois».
Pour l’anecdote, les séries turques semblent avoir rendu bien des services au  pays, boostant le tourisme,  et partant en attirant des étudiants étrangers.

Meriem Mouttaki (Stagiaire)
Vendredi 22 Avril 2016

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