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La Tunisie s’engouffre dans la spirale de la violence

Offensive des forces de sécurité après la mort de deux gendarmes




La Tunisie s’engouffre dans la spirale de la violence
“Plusieurs terroristes” ont été tués lors d’une opération militaire et policière d’envergure en Tunisie pour neutraliser un groupe armé soupçonné d’être responsable de la mort jeudi de deux gendarmes, a indiqué vendredi à l’AFP le ministère de l’Intérieur.
“Les forces spéciales du ministère de l’Intérieur, de la garde nationale (gendarmerie, ndlr) et de l’armée participent à cette opération. Elles ont  commencé avec un bombardement aérien et maintenant nous sommes dans la phase terrestre”, a indiqué le porte-parole du ministère, Mohamed Ali Aroui. Selon lui “plusieurs terroristes ont été tués, mais on ne peut pas dire combien car l’opération est toujours en cours”.
Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a pour sa part indiqué dans la nuit de jeudi à vendredi à la radio Mosaïque FM que le groupe armé était composé de 20 à 25 combattants.
Jeudi, deux gendarmes avaient été tués et un troisième blessé par des tirs dans le district de Goubellat de la région de Béja (70 km à l’ouest de Tunis). Ils ont été pris pour cible alors qu’ils allaient vérifier une information faisant état de la présence d’un groupe armé dans une maison de la région.
Les autorités tunisiennes, confrontées à l’essor de la mouvance jihadiste armée depuis la révolution de 2011, n’avaient pas fait état jusqu’à présent de la présence de combattants clandestins dans cette zone.  Les forces tunisiennes traquent cependant depuis des mois des combattants jihadistes à la frontière algérienne, en particulier au Mont Chaambi (centre-ouest) où une quinzaine de policiers et soldats ont été tués depuis fin 2012.
Malgré des bombardements aériens et une vaste opération militaire déclenchée en juillet, ces combattants n’ont pu être neutralisés et des accrochages ont encore eu lieu dans la région le 12 octobre.
Selon le ministère de l’Intérieur, le chef du principal groupe jihadiste de Tunisie Ansar Ashariaa, Abou Iyadh, ainsi que les tueurs présumés des deux opposants de gauche Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, se sont tous rendus dans ce massif montagneux.
La Tunisie peine à se stabiliser depuis la révolution de janvier 2011 qui a renversé le président Zine El Abidine Ben Ali.
 Le pays est plongé dans une profonde crise politique depuis la fin juillet et l’assassinat du député Mohamed Brahmi attribué à un commando jihadiste.
  L’opposition reproche en particulier au gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda d’avoir fait preuve de laxisme face à la mouvance salafiste.
Les autorités assurent pour leur part avoir démantelé plusieurs groupes notamment de trafiquants d’armes.
  Aucune organisation islamiste n’a revendiqué ces récentes attaques armées en Tunisie.

AFP
Samedi 19 Octobre 2013

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