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La Syrie et Snowden planent sur le Sommet du G 20

Obama chez Poutine en plein coup de froid




La Syrie et Snowden planent sur le Sommet du G 20
Barack Obama arrive jeudi sur le territoire russe pour le Sommet du G20, sans intention de rencontrer en tête-à-tête son homologue Vladimir Poutine, avec qui ses relations sont au plus bas.
La Syrie, où le président américain a pris la décision de principe d'une intervention militaire pour laquelle il souhaite un feu vert du Congrès, figure en tête des griefs, mais elle ne représente que la dernière crise en date dans une passe particulièrement difficile entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide.
Le 9 août, peu après l'annonce de l'annulation d'un sommet russo-américain à Moscou avant le G20 de Saint-Pétersbourg, M. Obama avait fait peser directement sur le président russe la responsabilité de cette détérioration, en notant "davantage de rhétorique anti-américaine" en Russie depuis le retour au pouvoir de M. Poutine en mai 2012.
La Maison Blanche, après l'annulation du sommet de Moscou et à rebours des traditions diplomatiques, a exclu toute rencontre formelle entre les deux dirigeants en marge du G20 à Saint-Pétersbourg, la ville natale du dirigeant russe.
Le déplacement de M. Obama jeudi et vendredi, après une escale en Suède, "est moins un voyage en Russie qu'un voyage au G20, dont il se trouve que la Russie est le pays hôte", a remarqué un haut responsable américain. "A l'heure actuelle, il n'y a pas de rencontre bilatérale ou d'aparté qui soit prévue entre les deux présidents", a-t-il insisté, même si MM. Obama et Poutine "auront de nombreuses occasions de communiquer pendant les séances de travail du G20".
La décision de ne pas se rendre à Moscou avait suivi de peu l'octroi d'un asile temporaire en Russie à Edward Snowden, ancien contractuel inculpé d'espionnage aux Etats-Unis pour avoir dévoilé l'étendue du programme de surveillance des communications électroniques par le renseignement américain.
La Maison Blanche, qui s'était déclarée "extrêmement déçue" par l'accueil offert à M. Snowden, avait assuré que cette affaire à elle seule ne l'avait pas décidée à annuler le sommet.
Elle avait en revanche cité un "manque de progrès" sur nombre de questions telles que la défense antimissile, la lutte contre la prolifération nucléaire, le commerce et les droits de l'Homme.
Depuis le début de la guerre civile en Syrie, la présidence américaine reproche aussi à la Russie son soutien inconditionnel au régime de Bachar Al-Assad, qui exclut la possibilité de voir le Conseil de sécurité de l'ONU soutenir l'action militaire voulue par M. Obama. Encore samedi, le président russe qualifiait d'"absurdité totale" les accusations de Washington sur la responsabilité de Damas dans l'attaque chimique du 21 août.
Clifford Gaddy, expert en politique étrangère à la Brookings Institution de Washington, est d'accord pour dire que les deux dirigeants ne se font "aucune confiance", et va jusqu'à prédire que leurs relations "ne peuvent qu'empirer".

AFP
Mercredi 4 Septembre 2013

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