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La Syrie condamne les sanctions américaines contre al-Assad




Les autorités syriennes ont dénoncé jeudi les sanctions imposées par les Etats-Unis au président Bachar al-Assad et à ses proches, affirmant qu’elles servaient «les intérêts d’Israël», a annoncé la télévision d’Etat.
«Nous condamnons les mesures américaines (...) qui font partie d’une série de sanctions imposées par les administrations américaines successives au détriment du peuple syrien dans le cadre de plans régionaux visant en premier lieu à servir les intérêts d’Israël», selon une source officielle citée par la télévision.
Les sanctions imposées par les Etats-Unis au président syrien Bachar al-Assad visent à accroître la pression sur le régime afin qu’il rompe ses liens avec les groupes islamistes Hezbollah et Hamas, a estimé jeudi le quotidien Al-Watan, un journal syrien proche du pouvoir.
«Les Etats-Unis et leurs alliés se précipitent pour mettre la pression sur la Syrie et la contraindre de modifier ses politiques régionales», écrit Al-Watan.
«Ce qui se passe maintenant en Syrie fait partie d’un plan américain visant à affaiblir la Syrie et à rompre ses liens avec la résistance», en allusion aux mouvements libanais Hezbollah et palestinien Hamas, des alliés de l’Iran qui prônent la poursuite de la lutte armée contre Israël.
Les Etats-Unis ont décidé mercredi de sanctionner pour la première fois M.Assad et six autres des principaux dirigeants du régime, pour leur rôle dans la répression sanglante de la révolte entamée mi-mars dans ce pays.
L’ordre exécutif signé par M. Obama «est une mesure décisive pour accroître la pression sur le gouvernement syrien afin qu’il cesse la violence contre son peuple et entame la transition vers un système démocratique», a expliqué un communiqué de la diplomatie et du Trésor américains.
«Comme nous l’avons déjà dit, M. Assad doit diriger une transition politique ou partir», insiste le communiqué.
Les autorités syriennes n’ont pas encore réagi officiellement à ces nouvelles sanctions américaines.
Depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars, au moins 850 personnes ont été tuées, selon des ONG et l’ONU, plus de 8.000 ont été arrêtées et des milliers de civils ont fui le pays.
Sur le terrain, l’armée syrienne a bombardé jeudi matin et toute la nuit Talkalakh, une ville située à la frontière avec le Liban, tuant au moins huit personnes. Le bilan après cinq jours de siège des militaires est d’au moins 34 morts, ont estimé des défenseurs des droits de l’Homme.
Au moins huit personnes ont été tuées depuis mercredi à Talkalakh, que l’armée a bouclée samedi dernier, avant d’entrer avec des chars, ont précisé deux défenseurs des droits de l’Homme. Des Syriens ayant réussi à quitter le pays pour le Liban ont rapporté des scènes d’exécution et de corps jonchant les rues de la ville. Aucun journaliste n’a pu se rendre sur place.
Talkalakh, une ville d’environ 70.000 habitants, fait partie des villes entrées en rébellion contre le régime du président Bachar al-Assad.

AFP et AP
Vendredi 20 Mai 2011

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