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La SOREC insensible aux risques encourus par les jockeys




Nous avons promis à nos lecteurs que dans le cadre d’une série d’articles, nous allions mettre la lumière sur la filière équine au Maroc, en l’occurence la SOREC (Société Royale d’encouragement du cheval), qui, dans le cadre d’une gestion déléguée par l’Etat, s’occupe en principe de la promotion  et de l’encouragement des éleveurs et propriétaires de chevaux. Nous avions consacré nos deux premiers articles successivement à l’amélioration génétique et aux rapports de la SOREC avec les  socio-professionnels, Aujourd’hui, nous allons aborder de manière spécifique les questions relatives aux chevaux de course, aux jockeys et propriétaires  de chevaux.
Lors des courses de chevaux, le cheval et son jockey forment une paire. C’est dire l’importance du cheval et son entraînement et également de l’homme qui le monte, le jockey.
Au Maroc, il y a un certain nombre de jockeys professionnels avec  des licences octroyées par la SOREC. Ils participent de manière indéniable aux courses, font partie des facteurs pris en compte par les parieurs  pour choisir tel ou tel cheval. Ils constituent  donc un élément important dans la filière des chevaux de course, laquelle draine  la grande masse d’argent pour le compte de la SOREC. Il est clair  qu’ils courent un danger à chaque fois qu’ils montent un cheval dans une course.
Ils doivent faire l’objet d’une assurance pour parer aux dangers éventuels aussi bien en cas d’accident nécessitant une intervention médicale ou également en cas d’incapacité partielle ou totale, et ce pour leur garantir une vie digne après l’accident.
Il est  clair que la carrière de jockey professionnel est de courte durée. Pour ce faire, la SOREC doit leur assurer une retraite digne et une reconversion professionnelle.
Quand on  constate la situation d’un jockey accidenté après une course,  ou un jockey affecté d’une incapacité partielle ou totale, on se dit qu’on est loin des assurances escomptées.
C’est sans parler de la fin de carrière d’un jockey professionnel qui se retrouve sans retraite ni reconversion professionnelle.
Heureusement que certains s’en sortent par des efforts personnels en se casant dans la catégorie  des propriétaires ou leurs associés.
La problématique des assurances existe également pour les propriétaires et leurs chevaux. Un propriétaire est un investisseur qui peut posséder un cheval valant plus d’une centaine de millions de centimes. Il est à la merci  d’un accident lors d’une course officielle. La SOREC se devait de penser  à l’assurance aussi bien des jockeys que des chevaux et leurs propriétaires en cas d’accident entraînant la mort ou l’incapacité  totale d’un cheval. La SOREC daigne dans le meilleur des cas accorder au propriétaire du cheval environ 10.000 DH.
Bizarre non? On est loin des encouragements escomptés et pourtant la SOREC a été créée pour assumer cette mission.
A suivre

EL Haddaoui
Samedi 12 Mars 2016

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