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La SOREC appelée à revoir sa copie

L’argent du contribuable et les subventions sont devenus une carotte pour amadouer certains éleveurs ou un bâton pour en punir d’autres




La  Société  Royale d’encouragement du cheval  (SOREC) est une société publique créée par l’Etat afin de doter le Maroc d’un outil  permettant, dans le cadre de  la souplesse nécessaire, une gestion déléguée pour promouvoir la filière  équine. Cette filière participe dans le cadre d’une économie rurale au développement de certaines régions. C’est dire l’importance du cheval non seulement dans la culture et les traditions marocaines mais aussi dans le développement et la ruralité.
Cette importance, la société publique SOREC se doit de la matérialiser par une gouvernance irréprochable. Mais les faits sont loin de démontrer la bonne gestion nécessaire dans une société publique. Nous espérons consacrer une série d’articles  à la filière équine et à la SOREC dont l’entame est l’amélioration génétique.
En effet, pour les chevaux, plusieurs objectifs sont recherchés selon la race.  Pour le cheval barbe,  il s’agit de maintenir cette race nord-africaine en gardant ses standards et sa génétique alors que pour d’autres races l’objectif est d’améliorer la génétique notamment pour les races destinées aux courses.
Dans le cadre d’un contrat-programme en attente de sa signature entre l’Etat et les socio-professionnels, des objectifs ont été fixés et un plan d’amélioration de la génétique de la race du pur-sang arabe amorcé. Il prévoit notamment la subvention à hauteur de 50% des importations de semences congelées d’étalons à haute valeur génétique. Normalement le choix des étalons doit être effectué par les éleveurs et leur association représentative ou au moins par la SOREC et ces derniers. Il s’agit ni plus ni moins du croisement de juments appartenant aux éleveurs. Ils doivent avoir leur mot à dire sur le choix des étalons.
Le premier problème auquel sont confrontés les éleveurs de chevaux pur-sang arabe est que la SOREC s’est approprié le droit de choisir à elle seule les étalons sans même consulter les éleveurs et leur association représentative.
Pire, les deniers publics et les subventions sont accordés à certains éleveurs et pas à d’autres de manière arbitraire. L’argent du contribuable et les subventions sont devenus une carotte pour amadouer certains éleveurs ou un bâton pour punir d’autres.
La bonne gouvernance a cédé la place au clientélisme et au privilège. Les éleveurs croyaient qu’il y aurait plus de transparence et d’équité; principes inaliénables de  la gestion des deniers publics.
A suivre

EL Haddaoui
Mercredi 9 Mars 2016

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