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La Russie va envoyer une flotte de navires de guerre en Syrie : Damas condamne les sanctions et poursuit la répression




Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées lundi à Damas pour dénoncer les sanctions imposées la veille par la Ligue arabe au régime du président syrien Bachar al-Assad, a constaté une journaliste de l’AFP. Sur la place Sabaa Bahrat, au coeur de la capitale, les manifestants agitaient des drapeaux syriens géants et des portraits du président Assad en entonnant des chants patriotiques.  «Le peuple veut Bachar al-Assad»,   « Nous sommes tes hommes, Bachar »  scandaient également les manifestants.
La télévision publique syrienne a diffusé des images du rassemblement, en qualifiant la Ligue arabe d’»instrument pour exécuter le plan occidental et américain contre la Syrie» .
 «Ces décisions visent toutes les catégories du peuple syrien», a-t-elle affirmé, en référence aux sanctions économiques de la Ligue arabe, les premières d’une telle ampleur de l’organisation panarabe à l’encontre de l’un de ses membres.
 «Le conseil de la Ligue arabe punit le peuple syrien pour ses positions», a renchéri Al-Baas, journal du parti au pouvoir.
Beaucoup d’écoles ont fermé pour permettre aux élèves d’assister à la manifestation. Il en est de même pour les fonctionnaires qui ont été invités à s’y rendre. L’agence officielle Sana a fait état de rassemblements similaires à Alep et à Hassaké, dans le nord du pays. La Ligue arabe a adopté dimanche des sanctions économiques sévères contre la Syrie pour la contraindre de faire cesser la répression sanglante de la révolte contre le régime Assad qui dure depuis plus de huit mois. Damas n’a pas encore réagi officiellement à l’annonce de ces sanctions, mais le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem devait tenir une conférence de presse lundi après-midi.
Les sanctions comprennent un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et des comptes bancaires du gouvernement dans les pays arabes, la suspension des liaisons aériennes entre les pays arabes et la Syrie et une interdiction de voyager dans les pays arabes pour des responsables à déterminer.
Malgré l’annonce des sanctions, la répression s’est poursuivie dimanche sur le terrain faisant 23 morts. Par ailleurs,  la Russie a annoncé qu’elle va envoyer en 2012 une flotte de navires de guerre  en Syrie officiellement pour une simple escale, alors que les tensions montent entre Moscou et les Occidentaux sur la crise dans ce pays du Moyen-Orient, rapporte lundi le quotidien Izvestia.
Les navires, menés par l’unique porte-avion russe, l’amiral Kouznetsov, mouilleront au printemps 2012 dans le port de Tartous, où se situe une base navale russe, a indiqué le porte-parole du chef d’état-major de la Marine russe, cité par Izvestia.
Cette base, créée à l’époque soviétique, sert essentiellement à la maintenance et à l’approvisionnement des bateaux. Actuellement, aucun navire n’y est déployé.
L’Amiral Kouznetsov, qui a fait escale au large de Tartous en 1995 et 2007, doit quitter début décembre la mer de Barents (Grand Nord), contourner l’Europe par l’ouest et entrer en Méditerranée par le détroit de Gibraltar. Le porte-avions, avec à son bord une dizaine d’avions de chasse, ne pourra pas lui même entrer dans le port de Tartous en raison de sa taille, et restera en conséquence au large.
Le porte-parole de la Marine a toutefois souligné que le projet d’envoyer des navires en Syrie n’était pas lié aux affrontements entre les forces du régime Assad et l’opposition.
 « Il ne faut pas voir l’escale des bateaux russes à Tartous comme une réaction aux événements en Syrie », a-t-il indiqué, précisant que la flotte s’arrêterait aussi à Beyrouth (Liban), Gênes (Italie) et Chypre.
 «Cette escale était prévue dès 2010, quand il ne s’y passait rien, il y a eu une préparation active et il n’y a aucune raison de l’annuler ou de la reporter», a-t-il ajouté.
La Russie refuse obstinément de se joindre aux Occidentaux pour condamner la répression en Syrie, qui a fait plus de 3.500 morts selon l’ONU, et s’oppose à toute sanction ou pression à l’égard de Damas.

AFP
Mardi 29 Novembre 2011

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