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La Primature fixe les grands axes en préparation du budget de 2012 : La rigueur doit primer




Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a catégoriquement démenti les rumeurs faisant état d’une éventuelle hausse des salaires de certains hauts fonctionnaires et la mise en place d’un impôt sur la fortune.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, tenue à l’issue du Conseil de gouvernement, le 7 septembre, le porte-parole du gouvernement a souligné que les supputations concernant cette question étaient fausses et erronées. ”Je démens toute augmentation des salaires des secrétaires généraux des ministères, des directeurs centraux, des chefs de service, de certains magistrats et tout ce qui a été colporté à ce sujet“, a-t-il affirmé. 
S’agissant de la mise en place d’un impôt sur la fortune, M. Naciri a précisé qu’aucune décision n’a encore été prise à ce sujet. Tout en indiquant qu’une réflexion est en cours au sujet des approches envisagées sur ce dossier. 
Selon lui, la tendance générale chez le gouvernement penche vers la réduction des dépenses et la mise en œuvre des mécanismes de solidarité sociale au service des intérêts d’une large frange des populations défavorisées. 
M. Naciri a fait écho aux grandes orientations annoncées par la Primature dans une circulaire, adressée le 29 août dernier, à tous les membres du gouvernement fixant les conditions dans lesquelles ils devront encadrer la création de nouvelles dispositions fiscales dans la loi de Finances et dont le mot d’ordre a été  de réduire au maximum les dépenses publiques. 
Ces derniers ont été invités à réduire le train de vie de leurs départements sans oublier d’intensifier l’effort d’investissement et de maintenir des équilibres fondamentaux.
À ce propos, Abbas El Fassi, chef du gouvernement, a exhorté ses ministres, à abandonner, entre autres, les dépenses superflues, renoncer à toute acquisition, location de véhicules, construction de bâtiments ou logements de fonction.  
Ils sont également sollicités à geler les nominations aux postes, à la limitation des recrutements et à la rationalisation des dépenses des conférences, des facteurs de communications, de logements dans les hôtels, des missions, etc. 
Les membres du gouvernement sont, par ailleurs, sollicités à donner la priorité, dans leurs propositions relatives au prochain projet de loi de Finances, à quatre  prérogatives, à savoir le soutien de la croissance économique et de l’emploi, la consolidation de la charte sociale, la poursuite des réformes structurelles et sectorielles et enfin la mise en œuvre des réformes institutionnelles et le renforcement de la bonne gouvernance.
La Primature  estime que le soutien de la croissance économique durable et de l’emploi passe par l’augmentation du budget de l’investissement dans les secteurs public et privé à travers la poursuite des politiques des grands chantiers structurels et par  le soutien de la demande intérieure et extérieure via l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions d’avancement des fonctionnaires ainsi que le soutien des prix des produits de première nécessité.
Le volet social a pris également une place de choix dans cette circulaire. Ainsi, emploi, soutien aux familles nécessiteuses et mise en œuvre de la deuxième étape de l’Initiative nationale pour le développement humain ont été annoncés aussi  comme des priorités de l’Exécutif dans ces dernières semaines de mandat.
Mais, pour concrétiser ses priorités, Abbas El Fassi soutient que trois conditions doivent être réunies, à savoir un taux de croissance à 5%, un taux d’inflation de 2% et un déficit budgétaire de moins de 4% du PIB. 
Un défi difficile à relever dans un environnement international peu favorable où la crise est de retour et le ralentissement de la croissance semble se confirmer pour un certain nombre de pays de la zone euro, le principal partenaire commercial du Maroc. Ceci d’autant plus que la persistance des prix élevés des matières premières, le contexte régional et l’instabilité financière internationale ajoutent des incertitudes aux perspectives économiques. 
Le chef du gouvernement réussira-t-il à relever le défi ? Wait and see 

Hicham Amer
Samedi 10 Septembre 2011

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