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La Nouvelle Vague du cinéma français en deuil

Alain Resnais, le grand cinéaste de la modernité vient de s’éteindre, à Paris, mais sa légende restera toujours vivante




La Nouvelle Vague du  cinéma français en deuil
Né à Vannes, dans le Morbihan, le 3 juin 1922, ce fils de pharmacien se passionne très tôt de littérature et de cinéma. Dès l’âge de 13 ans, il envisage de tourner un court-métrage, dont le titre, « Fantômas », est bien révélateur. Après des études secondaires inachevées, Alain Resnais s’inscrit, à l’âge de 21 ans,  à l’Institut des hautes études cinématographiques de Paris. 
Ce cinéaste hors pair,  doublé d’un scénariste confirmé, a fait ses premiers pas dans le montage cinématographique, avant de se tourner vers le film d’art. Il réalise ainsi  «Van Gogh» en 1946,  «Guernica» en 1950, «Gauguin» en 1951, et «Les statues meurent aussi» en 1953. Couronnés dans de nombreux festivals, ces films  assurent sa réputation de documentariste. Une réputation qui sera confirmée, de façon éclatante, par «Nuit et brouillard», en 1955. Un film qui  met en lumière l’effrayante réalité des camps nazis.»Toute la force de ce film, avait écrit François Truffaut, alors critique aux Cahiers du cinéma,  réside dans le ton adopté par les auteurs : une douceur terrifiante. On sort de là ravagé, confus et pas très content de soi.» 
En 1959, âgé de 37 ans, le maître du cinéma français, comme on l’appelle, réalise son premier long-métrage, «Hiroshima, mon amour». Il signe également d’autres chefs-d’œuvre, dont «L’Année dernière à Marienbad» et «Lion d’or à Venise». Trois de ses films («Providence», «Smoking/No Smoking» et «On connaît la chanson») avaient reçu le César du meilleur film.
 Dans ses quelque vingt films, écrits souvent par des écrivains réputés, comme Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet ou Jorge Semprun, il n’a cessé d’explorer les liens entre l’image et l’écriture, renouvelant continuellement son champ d’inspiration.
Ce prodige du cinéma français a été, à une certaine période de sa vie, assez proche du groupe de la Nouvelle Vague, tout en appartenant au mouvement du Nouveau cinéma, dénommé ainsi par analogie au Nouveau roman. 
Son dernier long métrage,» Aimer, boire et chanter», dont la sortie en salles est prévue le 26 mars 2014, vient d’être  mis à l’honneur, lors de la 64e édition du Festival du film de Berlin. Mais le grand cinéaste ne sera plus là pour le voir.  «La France vient de perdre l’un de ses plus grands cinéastes. (…) Il était entré dans l’histoire de son art dès ses premières réalisations, avec «Nuit et brouillard» et «Hiroshima, mon amour». (…) Et chacun de ses longs métrages était une novation», a indiqué le Président français, François Hollande. Tout en soulignant que Resnais a sans cesse renouvelé les genres, aussi bien avec des films politiques que des récits historiques, des adaptations théâtrales, des comédies musicales ou des réalisations expérimentales. 

Mehdi Ouassat
Mardi 4 Mars 2014

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