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La Moudawana a contribué grandement à améliorer les relations entre conjoints


70% des personnes interrogées considèrent que le Code de statut personnel marocain a donné plus de droits aux femmes



Les résultats d'une enquête sur les changements des relations au sein de la famille après 10 ans d'application de la Moudawana, présentée récemment à Rabat, montrent qu'elle a contribué grandement à l’amélioration des relations entre conjoints.
Cette enquête réalisée par le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, avec l’appui du Fonds de développement des Nations unies pour la femme et qui a porté sur un échantillon de 1200 personnes réparties sur 100 zones, révèle que 22,7% des personnes interrogées affirment que la Moudawana a eu un impact positif sur les relations entre conjoints, contre 18% en 2009.
Selon cette étude, rapporte la MAP, 60% des personnes questionnées indiquent que la Moudawana a influencé positivement les mentalités, tandis que 52% ont considéré que cette influence s’est limitée aux pratiques et à la mentalité de la femme, contre 48% qui ont affirmé que le changement a touché également la mentalité de l’homme et ses agissements.
Concernant les droits des membres au sein de la famille, l’enquête qui porte sur trois axes indique que 70% des personnes interrogées considèrent que la Moudawana a donné plus de droits aux femmes, contre 16,7% qui ont affirmé que ce sont les hommes qui ont bénéficié le plus. 4,9% estiment que ce sont les enfants qui ont eu plus de droits et 5,5% pensent que les droits octroyés varient selon les dispositions de la Moudawana.
Dans ce même sens, 58,9% des personnes sondées ont reconnu que femmes et hommes, bénéficient des mêmes droits et devoirs au sein de la famille, alors que 51% estiment que la contribution de la femme ayant un revenu, dans les dépenses du foyer, ne lui confère pas de droits supplémentaires.
Dans une évaluation des importantes nouveautés de ce Code, 92,4% ont confirmé l’impact positif de la responsabilité partagée des conjoints, 80,3% ont considéré que la Moudawana est un acquis pour la famille marocaine, elle garantit l’équilibre des relations au sein de la famille (28,6 %), elle est un facteur de la continuité du mariage (19,6%) et elle est conforme à la réalité de la société marocaine (30%), ce qui explique que 73% des avis soulignent la nécessité de renforcer l’égalité et la démocratie dans la prise de décision au sein de la famille.
Concernant les perspectives du code de la famille après 10 ans d'application, l’enquête indique que 45% des personnes interrogées demandent un nouvel amendement du code de la famille, notamment les articles 20, 49, 156 et 238, la suppression de certaines dispositions relatives au divorce moyennant compensation "khol", et l’établissement de nouvelles dispositions relatives à la création des tribunaux de la famille, et d’une instance de médiation indépendante du système judiciaire.
Cette catégorie de personnes questionnées a formulé des suggestions pratiques, pour une application exemplaire du Code de la famille, qui consiste essentiellement en la création de bureaux d’orientation familiale dans les différents arrondissements, caïdats, et conseils municipaux (47,3%), l’organisation de sessions de formation gratuites au profit des futurs mariés (37,5%) tandis que 33,9% pensent qu'il est nécessaire d’appliquer les lois, 22,4% préconisent une amélioration des prestations et 15,1% appellent à fournir les moyens matériels et humains nécessaires pour les tribunaux de la famille.
Cette étude qui a garanti le maximum de représentativité de la société marocaine, selon des critères scientifiques précis, a porté sur trois axes basés sur la connaissance du Code de la famille, la conception de la société marocaine de la relation entre femme et homme au sein de la famille, ainsi que les perspectives, les attentes et les suggestions.
Elle est destinée également à évaluer le degré de connaissance de la Moudawana, ses nouvelles dispositions et leur interprétation, outre la détermination des différents changements des relations familiales et de la famille marocaine, après 10 ans d'application.




Libé
Samedi 30 Juillet 2016

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