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La Mostra de Venise récompense l’ode à la différence du Mexicain Guillermo del Toro




La 74e Mostra de Venise a attribué samedi soir le Lion d’or du meilleur film à “The Shape of Water” du réalisateur mexicain Guillermo del Toro, poétique conte fantasmagorique et ode à la différence, le coup de coeur des festivaliers.
Dès le début de la compétition, le Mexicain Guillermo del Toro avait jeté un sort sur la lagune avec cette fable d’amour entre une femme de ménage muette et rêveuse (l’excellente Sally Hawkins) et une étrange créature amphibienne. La créature est perçue comme un grave danger pour l’humanité par un terrifiant militaire qui en a la garde. Del Toro revisite ici les films de monstres, mais aussi la fable de “La Belle et la Bête”, plantée dans un fabuleux décor rétro années 60. Le tout dans un sombre contexte historique de sexisme, de racisme et de haine internationale pendant la Guerre froide.
“Le conte de fées est l’antidote parfait contre le cynisme, car il touche les émotions”, estime cet amoureux des créatures monstrueuses, concepteur d’univers visuels flamboyants. Le réalisateur mexicain de 52 ans, qui vit aux Etats-Unis, a dédié son film à tous les “réalisateurs mexicains et latino-américains qui rêvent de faire quelque chose en forme de parabole, mais à qui on dit que ce n’est pas possible. C’est possible”, a-t-il martelé en recevant samedi soir son prix des mains de la présidente du jury, l’actrice américaine Annette Bening.
Le jury a par ailleurs récompensé du prix du meilleur scénario le dramaturge et cinéaste irlando-britannique Martin McDonagh, l’autre grand favori des cinéphiles. Son film “Three Billboards outside Ebbing, Missouri”, servi par la talentueuse Frances McDormand en mère endeuillée partie en guerre féroce contre la police locale, a fait rire aux éclats le Lido avec sa veine proche des frères Coen.
La surprise est venue du jeune réalisateur français Xavier Legrand qui a fondu en larmes en engrangeant deux prix, celui de la meilleure première oeuvre et le Lion d’argent de la meilleure mise en scène pour “Jusqu’à la garde”. Le film, classique mais efficace, brouillant habilement les pistes, traite des violences faites aux femmes.
S’expliquant sur le choix d’un sujet aussi grave, Xavier Legrand a dit qu’il ne pouvait pas attendre face à l’urgence de ces situations. Le scénario sur un couple qui divorce est né d’un court-métrage nommé aux Oscars en 2014.




Libé
Lundi 11 Septembre 2017

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