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La Lune, née d'une collision entre la Terre et une météorite géante il y a 4,5 milliards d’années




La Lune, née d'une collision entre la Terre  et une météorite géante il y a 4,5 milliards d’années
La Lune, notre lune, est un corps étranger à la Terre. Des chercheurs allemands ont trouvé de nouvelles preuves pour conforter la théorie selon laquelle le seul satellite de notre planète est né d’une collision entre la Terre et une énorme météorite il y a environ 4,5 milliards d’années. Cet objet céleste, approximativement de la taille de la planète Mars, qui aurait violemment percuté la Terre est appelé Théia.
Jusqu'à aujourd'hui, il s'agissait d'une théorie parmi d’autres. Elle avait le grand mérite d’expliquer notamment l'orbite actuelle de la Lune autour de la Terre. Elle devient aujourd’hui de moins en moins contestable.
Les scientifiques, qui ont publié leurs conclusions dans la revue Science, ont longuement analysé des échantillons lunaires ramenés il y a un demi-siècle par les missions Apollo 11, 12 et 16. Ils ont concentré leurs efforts sur des mesures très précises des ratios d'isotopes d'oxygène, de titane, de silicium sur les échantillons et de les comparer avec ceux de la terre. «Les différences sont faibles et difficiles à détecter mais elles sont bien là», explique Daniel Herwartz, géologue de l'université de Cologne. La collision avec la Terre a été si violente et a libéré tellement d'énergie que Théia a fondu, tout comme d’ailleurs une grande partie de l'enveloppe terrestre. Une partie du nuage de roches vaporisées se serait de nouveau agrégée à la Terre et l'autre se serait solidifiée non loin de là, donnant naissance à la Lune. 
 «Le prochain objectif est d'établir la proportion de matériaux provenant de Théia se trouvant dans la Lune», explique Daniel Herwartz. Il y a différents modèles, mais ceux qui ont le plus la faveur des scientifiques estiment que la Lune est formée en très grande partie (de 70% à 90%) de matériaux de Théia et seulement de 10% à 30% de matériaux de la Terre. Cela expliquerait la différence entre les ratios d’isotopes d’oxygène, de titane et de silicium entre les matériaux lunaires et terrestres.
Une recherche publiée en 2012 montrait déjà un léger excès de «zinc lourd» découvert dans des roches lunaires rapportées par des missions Apollo, une autre preuve de la théorie de la collision. L’auteur de cette étude était le chercheur Français Frédéric Moynier, de l'université Washington à Saint-Louis (Missouri Etats-Unis). 

Samedi 14 Juin 2014

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