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La Ligue arabe accorde un sursis de trois jours à la Syrie : Le Maroc rappelle son ambassadeur à Damas




La Ligue arabe accorde un sursis de trois jours à la Syrie : Le Maroc rappelle son ambassadeur à Damas
A la suite des inacceptables agissements et violentes attaques perpétrées par des dizaines de manifestants syriens devant et au sein de l'ambassade du Maroc à Damas, portant gravement atteinte à la fois aux Conventions internationales, aux principes diplomatiques et à la qualité des relations entre les deux peuples frères marocain et syrien, le gouvernement a décidé le rappel de l'ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Damas, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération qui a, en outre, dénoncé le cadre dans lequel de tels agissements ont pu avoir lieu, à l'instar de plusieurs chancelleries arabes, musulmanes et européennes, sans que les autorités syriennes aient rempli leurs obligations en la matière. Cette annonce est intervenue alors que le Conseil de la Ligue arabe se réunissait à Rabat pour débattre de la situation en Syrie.
Au terme de cette réunion, le Conseil a adopté un projet de protocole relatif à la mission d'observation arabe en Syrie, dont le mandat consistera en "la vérification de l'application (par la Syrie) des points du plan arabe pour le règlement de la crise syrienne et la protection des civils". La Ligue arabe a donné au gouvernement syrien "un délai " pour la signature de ce protocole. Trois jours de sursis, c’est le délai qui a été accordé à la Syrie pour que cessent la répression et la tuerie des civils. Après près de trois heures de concertations à huis clos, le Conseil de la Ligue arabe réuni en session extraordinaire ce mercredi à Rabat a adopté un projet de protocole relatif à l’envoi d’observateurs de la Ligue arabe en Syrie. Leur mission consiste en la vérification du respect des dispositions du plan arabe, en date du 2 novembre 2011 pour le règlement de la crise syrienne et la protection des civils. Ce n’est qu’après la signature dudit document par le gouvernement syrien qu’une  mission  de 30 à 50 observateurs à  qui toutes les aides nécessaires devraient être apportées, sera dépêchée en Syrie. Le Conseil de la Ligue arabe a noté par ailleurs «l’obligation pour le gouvernement syrien de faire part de  son acceptation quant à l’application de toutes les résolutions du plan arabe adopté par le Conseil. En cas de rejet de la main qui lui a été tendue, le gouvernement syrien se verra infliger des sanctions économiques. A ce propos, le Conseil économique et social sera convoqué afin de traiter ce volet de la question. A travers une autre recommandation, la Ligue a  condamné les actes de violence dont ont fait l’objet les missions diplomatiques et consulaires aussi bien arabes qu’étrangères à Damas et a appelé à ce qu’une protection totale leur soit assurée. La Syrie est tenue également de  présenter des excuses pour les propos irrespectueux de son représentant permanent lors de la réunion du 2 novembre dernier. Il est à rappeler que les ministres des Affaires étrangères arabes avaient décidé de suspendre à partir du 16 novembre la participation de Damas aux réunions du Conseil de la Ligue arabe tant que le plan de sortie de crise n’a pas été respecté.
Il ressort  lors d’un point de presse tenu à l’issue de la réunion par Hamad Bin Jasim qui  préside  la présente réunion  de la Ligue arabe  et  Nabil Al Arabi, qui en est le secrétaire général,  qu’il ne s’agit pas là, d’un ultimatum. «Nous sommes au bout du chemin et l’effusion de sang nous a poussés à prendre nos responsabilités dans le cadre de la Ligue arabe», a-t-il été  précisé. La solution arabe pour le règlement de la crise syrienne est privilégiée loin de toute intervention extérieure. Pour ce,  appel est fait aux responsables syriens de faire preuve de clairvoyance en saisissant l’occasion qui leur a été offerte de sortir  de ce bourbier. Le souhait des responsables syriens pour la tenue d’un Sommet à Damas, n’a pas eu de suite parce que d’abord le climat politique ne s’y prêtait pas et puis le quorum de 15 accords n’a pas été atteint, ont expliqué les conférenciers.

Nezha MOUNIR
Vendredi 18 Novembre 2011

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