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La Libye de demain




La Libye de demain
L’après Kadhafi aura commencé pour la Libye après la disparition physique de l’ex-«Guide», l’ex-«roi des rois d’Afrique», l’ex-dictateur surtout connu pour ses incongruités et ses extravagances inégalées.
On ne peut ne pas adhérer à la liesse de ce peuple libyen qui a eu à subir, de longues décennies durant, les exactions dictatoriales. Et s’il y a quelque espoir à nourrir, c’est de voir tous ces sacrifices consentis, lors d’un soulèvement pour la dignité, déboucher sur des lendemains meilleurs pour la Libye où les valeurs doivent retrouver toute leur place et les institutions toute leur importance. Ces images atroces qui ont accompagné la capture et le lynchage de l’ex-dictateur dénotaient d’une folie furieuse, incontrôlée. Une barbarie insoutenable. C’est peu rassurant pour la Libye de demain. A moins que …

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Une nouvelle ère s’annonce pour les relations maroco-libyennes

La Libye de demain
L'élimination du colonel Mouammar Kadhafi, après sa capture jeudi à Syrte, marque un basculement de taille dans la situation en Libye, mettant fin à 42 ans de dictature sans partage et à des rapports souvent tendus, sinon exécrables, avec nombre de pays du voisinage et de l'Occident.
Le Maroc, qui partage avec la Libye l'appartenance aux espaces maghrébin et méditerranéen, facteur qui, a priori, militait pour des relations sereines, a été parmi les pays qui ont pâti le plus des humeurs intempestives du colonel depuis son accaparement du pouvoir en 1969. Kadhafi n'a eu de cesse en effet de contrarier les intérêts du Royaume, faisant fi des liens de solidarité maghrébines et africaines, obnubilé qu'il était par sa vision sectaire et dogmatique des problématiques régionales, particulièrement à propos de la question du Sahara.
L'homme était l'un des détracteurs les plus irréductibles du Maroc, n'hésitant pas à se faire le mentor des séparatistes depuis que le Royaume a récupéré ses provinces sahariennes en 1975, dépensant sans compter pour financer l'entreprise guerrière contre le Maroc. Il a trouvé dans le voisin algérien un allié intéressé, de par la convergence des convoitises qu'ils nourrissaient ensemble pour recomposer à leur guise la donne régionale. Ce n'est donc pas fortuit que le Maroc ait saisi, dès le début, la dimension salutaire du mouvement de contestation populaire qui s'est élevé, en février dernier, contre le régime despotique de Kadhafi et a été prompt à afficher sa sympathie avec les aspirations légitimes du peuple libyen à l'émancipation.
Le gouvernement marocain s'est ainsi empressé de reconnaître officiellement, en août dernier, le Conseil national de transition (CNT) comme représentant légitime du peuple libyen. Cette reconnaissance avait été annoncée à la veille de la visite, le 23 août à Benghazi, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri, porteur d'un message de SM le Roi Mohammed VI au président du CNT libyen, Moustafa Abdeljalil.
Le Royaume avait ainsi confirmé solennellement le CNT en tant que porteur des aspirations des Libyens à un avenir meilleur, fondé sur l'équité, la justice, la démocratie et l'Etat de droit, selon les propos de M. Fassi Fihri. Le Maroc devenait ainsi le premier Etat maghrébin à établir un contact direct, à haut niveau, avec les nouvelles autorités libyennes, au moment où le régime du colonel Kadhafi était acculé dans ses derniers retranchements. Lors de la visite du ministre des Affaires étrangères à Benghazi, le président du CNT libyen Mustapha Abdeljalil, avait exprimé sa ferme volonté de donner une nouvelle impulsion aux relations maroco-libyennes, au service des intérêts des deux peuples, et fait part de sa considération pour  "les positions claires et sans équivoque"  du Maroc et son  "rôle agissant dans la défense des aspirations légitimes du peuple libyen".
S'impliquant activement dans les efforts internationaux pour mettre un terme à la crise en Libye et abréger les souffrances de sa population, le Royaume avait pris part aux réunions successives du Groupe de contact international sur la Libye qui, lors de sa session tenue à Istanbul, a reconnu le CNT comme l'autorité gouvernementale légitime sur le territoire libyen. La solidarité du Maroc avec le peuple libyen s'est exprimée, notamment, à travers son action humanitaire pour porter assistance aux populations fuyant les combats armés entre les insurgés et les milices loyalistes à Kadhafi. A cet effet, il a installé un hôpital de campagne militaire et acheminé d'importantes aides et des équipements médicaux vers les camps dressés du côté de la frontière tunisienne, qui ont connu un afflux massif de réfugiés libyens et de différentes autres nationalités. Affirmant une position de principe quant au soutien des aspirations légitimes du peuple libyen face alors à une répression sanguinaire du régime, le Maroc avait aussi adhéré à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant le gel les avoirs libyens à l'étranger pour priver les supports du régime de sources de financement de sa machine de guerre.

M.B.A
Samedi 22 Octobre 2011

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