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La Guardia civil sommée de ne plus tirer sur les immigrés

Campagne online d’Amnesty international sur le drame de Sebta




La Guardia civil sommée de ne plus tirer sur les immigrés
Le ministère de l’Intérieur espagnol a donné l’ordre à la Guardia civil de ne pas utiliser les balles en caoutchouc contre les immigrés qui tentent d’entrer par la force dans les deux présides occupés de Sebta et Mellilia, ont indiqué, hier, plusieurs médias espagnols.
Cet ordre a été donné après le drame survenu le 6 du mois courant qui s’est soldé par le décès par noyade d’au moins 15 personnes au large de Sebta. Plusieurs immigrés subsahariens qui avaient survécu au drame, avaient accusé la Guardia civil espagnole d’avoir tiré sur eux en utilisant des balles en caoutchouc, ce qui a causé la panique et partant la tragédie.
Ce drame a provoqué l’ire des ONG et des partis d’opposition espagnols dont le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qui a appelé à la démission du directeur général de la Guardia civil. «La tragédie s’est transformée en une crise politique», a estimé le quotidien espagnol El Pais. L’Union européenne avait enfoncé le clou en fustigeant le gouvernement espagnol et en demandant des explications sur les circonstances de ce drame.
Dans un premier temps, les responsables espagnols dont le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, ont nié l’utilisation de balles réelles ou en caoutchouc contre les Subsahariens, mais après la diffusion des vidéos du drame impliquant la Guardia civil, ces responsables ont  dû rectifier le tir et reconnaître le recours des forces de l’ordre espagnoles à ces moyens répressifs visant à dissuader les immigrés d’entrer au préside occupé.
Il convient de rappeler qu’Amnesty international a annoncé, ce lundi, qu’elle entamera une campagne online pour exiger que la lumière soit faite sur ce drame, que les responsabilités soient définies et que fin soit mise à l’expulsion des immigrés des deux présides occupés.
Cette organisation avait écrit récemment sur son site web que «la mort de ces personnes est un véritable drame, et les autorités espagnoles doivent faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, a déclaré Jezerca Tigani, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. 
Ces éclaircissements sont d’autant plus nécessaires que la version du ministre de l’Intérieur contredit les déclarations officielles antérieures. Les autorités doivent de toute urgence dire ce qui s’est réellement passé et amener les responsables à rendre compte de leurs actes».

T.M
Jeudi 27 Février 2014

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