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La Grèce, isolée, réaffirme ne plus vouloir d'aide




La Grèce, isolée, réaffirme ne plus vouloir d'aide
Le nouveau gouvernement grec, isolé lors de sa première réunion à haut niveau de la zone euro et mis sous pression par la Banque centrale européenne (BCE), a réaffirmé vendredi qu'il ne voulait plus d'aide conditionnée de la part de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Le gouvernement grec a réaffirmé sa position alors que Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a dramatisé les enjeux en disant qu'Athènes avait jusqu'au 16 février pour demander un prolongement de son programme d'aide, faute de quoi le soutien financier de la zone euro n'était plus assuré. De leur côté, les agences de notation Standard & Poor's et Moody's ont enfoncé le clou. La première a abaissé sa note et la seconde placé la sienne sous surveillance en vue d'un abaissement au nom des incertitudes entourant l'issue des négociations entre la Grèce et ses créanciers.
La Grèce aura l'occasion de défendre ses positions lors d'une réunion exceptionnelle des ministres des Finances de la région mercredi. L'Eurogroupe débattra à cette occasion du soutien financier à Athènes, à la veille du Conseil européen, la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'ensemble de l'UE, à Bruxelles.
En l'état actuel des choses, le programme d'aide à la Grèce expire le 28 février. Sans ce dispositif, le pays ne bénéficiera plus d'assistance financière du FMI et de la zone euro. Et l'espoir qu'il puisse se financer seul sur les marchés est mince. Certains observateurs estiment que la Grèce pourrait se trouver à court de liquidités dans quelques semaines si elle ne parvient pas d'ici-là à s'assurer une assistance supplémentaire.
Face à Athènes, la position allemande opposée à toute remise en cause des réformes et des engagements des dernières années semble donc l'emporter très largement au sein de l'Eurogroupe.
Athènes ne devrait accepter aucun accord de cette instance qui avaliserait une prolongation du programme d'aide actuel au-delà de l'échéance du 28 février.
En plus de demander à ses partenaires de la zone euro de lui permettre d'émettre davantage de titres de dette le gouvernement va également demander que lui soient versés les bénéfices réalisés par la BCE et les banques centrales de la zone euro, de l'ordre de 1,9 milliard d'euros, sur les obligations grecques détenues. 


Reuters
Lundi 9 Février 2015

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