Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La France pour un comité de liaison militaire contre Boko Haram

Le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad sous menace




La France pour un comité de liaison militaire  contre Boko Haram
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a appelé lundi le Nigeria et ses voisins à la création d'un comité de liaison militaire pour mieux coordonner leur réponse à la menace des islamistes de Boko Haram pour les pays de la région.
 Les attaques de villages et enlèvements d'enfants attribués à la secte islamiste s'exercent désormais au-delà des frontières du Nigeria, vers le Niger au nord et le Cameroun à l'est, tandis que le Tchad, au nord-est, craint d'être entraîné dans le conflit.
 En mai dernier à Paris, les dirigeants des quatre pays avaient décidé de travailler en plus étroite collaboration, mais ces promesses ne se sont pas vraiment concrétisées.
 "Il y a une menace grave pour l'intégrité du Nigeria et pour ses voisins, que ce soit le Cameroun, le Niger ou le Tchad", a déclaré Jean-Yves le Drian à la presse, lors d'un forum sur la sécurité à Dakar, la capitale sénégalaise.
 "Pour cette raison, nous aimerions voir la création d'un comité de liaison militaire constitué entre les autorités de ces quatre pays pour aider à coordonner leur action et leur capacité de réponse", a dit le ministre français.
 La France est prête à détacher plusieurs personnes pour contribuer à cette initiative, a-t-il dit.
 De même, les quatre pays, dont les frontières se rejoignent au lac Tchad, secteur devenu un fief de Boko Haram, s'étaient engagés au mois de juillet à mobiliser une force commune de 2.800 soldats pour lutter contre la secte.
 Cette force n'a pas encore été créée et, si certaines opérations en commun ont eu lieu, les observateurs critiquent un manque de cohésion dans les tentatives de lutte contre les insurgés islamistes.
L'émissaire spéciale des Nations unies pour le Sahel, l'Ethiopienne Hiroute Gebre Selassié, a averti que si la crise libyenne n'était pas rapidement réglée, de nombreux Etats de la région pourraient être déstabilisés. "Les Etats faibles sont confrontés à un phénomène qui va au-delà de leurs frontières", a-t-elle dit, soulignant que le trafic de cocaïne à travers la zone saharo-sahélienne était évalué à 1,5 milliard de dollars par an, soit plus que le budget de ces Etats consacré à la sécurité.
"Ce sont des phénomènes planétaires mais les risques incombent aux pays les plus pauvres qui ne peuvent pas les éliminer", a déclaré l'émissaire de l'Onu.
 "L'action devrait être proportionnée à l'ampleur de ce qui est en jeu", a déclaré Hiroute Guebre Sellassie. "Il y a des efforts, mais rien qui me dise que l'ampleur (du problème) se réduit. Au contraire." 

Reuters
Mercredi 17 Décembre 2014

Lu 484 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs