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La France a mal à son industrie bovine










Les éleveurs en colère accentuent la pression sur le gouvernement



Au quatrième jour d'une mobilisation qui va crescendo depuis dimanche, les éleveurs accentuaient la pression mercredi matin sur le gouvernement.
Celui-ci devait dévoiler dans la journée un plan de soutien à l'élevage français, dans l'espoir d'obtenir la levée des barrages qui paralysent de nombreux axes routiers.
Le président François Hollande a promis mardi un "plan d'urgence" pour les éleveurs affaiblis par la baisse des prix de leurs productions, dont les mesures seront annoncées à l'issue du conseil des ministres.
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a déjà indiqué que cela concernerait notamment des allégements de charge ainsi que le désendettement des exploitations les plus fragilisées.
De son côté, Xavier Beulin, le président de la FNSEA, premier syndicat agricole du pays, a dit sur France Info attendre de ce plan "un peu plus que des mesurettes", "mais vraiment un plan (à) moyen et long termes avec des ambitions, des objectifs".
Mardi soir, il avait refusé d'appeler à la levée des barrages, et même prévenu qu'ils risquaient de s'étendre à d'autres régions, en attendant que les détails du plan soient dévoilés.
Le rapport du médiateur des prix agricoles qui doit déterminer qui, de l'industrie ou de la grande distribution, souvent visée, freine la hausse des prix de la viande, payés aux éleveurs, remis mardi au ministre, devait être finalement rendu public hier, mercredi.
Le 17 juin, lors d'une table ronde organisée sous l'égide du ministère de l'Agriculture, les participants, distributeurs comme abatteurs se sont engagés à augmenter progressivement les prix des bovins abattus.
Le président de la Fédération des éleveurs bovins (FNB), Jean-Pierre Fleury, a lui aussi prévenu qu'en attendant les mesures qui devaient être présentées mercredi, "les éleveurs ne lâcheront pas tout simplement parce qu'ils sont en train de jouer leur peau".
Mardi après-midi, le médiateur s'était rendu à Caen pour y rencontrer les producteurs de lait de Normandie, premier bassin laitier, qui réclamaient sa venue depuis dimanche.
Mercredi matin, les éleveurs normands bloquaient toujours la rocade de Caen et les accès au Mont-Saint-Michel, et de nombreux barrages dans le grand Ouest étaient maintenus, selon le Centre régional d'informations routières. Les ponts de Normandie, près du Havre, de Tancarville et de Brotonne, entre Le Havre et Rouen, étaient fermés à la circulation dans les deux sens, tandis que dans le Finistère, le pont de Morlaix, celui de l'Iroise à Brest et la nationale 165 à hauteur de Quimper étaient coupés dans les deux sens.
Dans le nord, entre 250 et 500 tracteurs ont partiellement bloqué l'autoroute A1 près de Lille dans la nuit de mardi à mercredi avant de lever le camp au matin.

Libé
Jeudi 23 Juillet 2015

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