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La France à l’heure des obsèques, Bruxelles ville-morte, Salah Abdeslam introuvable

Un hommage national sera rendu vendredi aux Invalides




La France enterre ses morts dix jours après les attentats de Paris, dont Bruxelles, toujours en alerte maximale lundi, redoute une réplique après des opérations policières d’envergure qui n’ont pas permis de mettre la main sur Salah Abdeslam, l’homme le plus recherché d’Europe.
Ils avaient 23, 24, 25, 32, 38 ou 41 ans, sont tombés sous les balles des jihadistes au Bataclan, à la Belle Equipe ou au Petit Cambodge et leurs obsèques devaient être célébrées dès hier, à Paris et dans plusieurs autres villes, selon les avis d’obsèques publiés peu à peu dans la presse.
La ministre de la Justice Christiane Taubira avait dit vendredi que 29 villes françaises étaient concernées et que 25 des 130 morts étaient de nationalités étrangères ou bi-nationales, représentant une vingtaine de pays.
Depuis dix jours, des milliers de personnes ont manifesté dans toute la France pour la paix et contre le terrorisme, tandis qu’à Paris ils étaient nombreux à déposer par centaines des bouquets, bougies, petits mots, photos et dessins sur les lieux des attentats et sur l’emblématique place de la République toute proche.
François Hollande, qui débute une semaine d’intenses échanges diplomatiques pour renforcer la lutte contre le terrorisme, s’est lui-même recueilli lundi matin au Bataclan avec le Premier ministre britannique David Cameron.
Sur le front de l’enquête, la police continue ses investigations tous azimuts, à Paris, en banlieue, en Belgique, en Grèce, en Turquie, pour mettre un nom sur tous les kamikazes, identifier les rôles, les complices et les commanditaires des tueries, qui ont aussi fait 350 blessés.
Les forces de l’ordre recherchent Salah Abdeslam, toujours en fuite après avoir été exfiltré, vraisemblablement vers la Belgique, par deux hommes inculpés depuis à Bruxelles. La police belge, qui a mené 19 interpellations et 16 interpellations dimanche soir dans l’agglomération bruxelloise, n’est pas parvenue à l’arrêter.
Craignant une réplique des attentats de Paris, les autorités belges ont maintenu à son maximum le niveau d’alerte terroriste dans la région de Bruxelles pour la troisième journée consécutive. Les stations de métro et les écoles restent donc fermées, de même que “les centres commerciaux, lieux de divertissement, marchés et équipements sportifs”.
Dimanche, la police française a diffusé un nouvel appel à témoins, assorti d’une photo, pour identifier un des trois kamikazes du Stade de France.
Il avait été enregistré le 3 octobre sur l’île grecque de Leros, en même temps qu’un autre kamikaze, dont la photo a déjà été diffusée par la police mais qui reste non identifié. Tous deux, munis de passeports syriens aux noms manifestement faux, auraient donc emprunté le chemin des réfugiés pour venir en Europe.
Défiant l’interdiction de manifester prise dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats, plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche à Paris en soutien aux migrants. Les participants se disant inquiets que la France “ferme ses frontières” et de “l’amalgame fait entre terroristes et réfugiés”.
Le troisième kamikaze du Stade de France - où une personne avait été tuée - et trois autres ayant actionné leurs ceintures d’explosifs au coeur de Paris ont eux été formellement identifiés.
Les enquêteurs continuent par ailleurs d’interroger Jawad Bendaoud, cet homme qui avait fourni un appartement de repli à Saint-Denis, au nord de Paris, à Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques tué dans un assaut policier mercredi. Sa garde à vue a été prolongée dimanche de manière exceptionnelle pour 24 heures. Elle peut durer jusqu’à six jours maximum, soit jusqu’à mardi.
Ils cherchent notamment à savoir qui, outre Abaaoud et sa cousine Hasna Aitboulahcen est mort dans cet appartement. Son ADN a été isolé mais ne figure pas dans les fichiers de la police.
Sur le plan diplomatique, François Hollande veut convaincre les grandes puissances de participer au combat pour “détruire” l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats.
Après David Cameron, dont le pays a fourni une frégate pour le groupe aéronaval emmené par le porte-avions français Charles-de-Gaulle, arrivé ce week-end en Méditerranée orientale, le chef de l’Etat rencontrera Barack Obama ce mardi à Washington, Angela Merkel mercredi à Paris puis Vladimir Poutine jeudi à Moscou.
En visite au Brésil, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé qu’”il serait inconcevable qu’un front de nations (...) ne parvienne pas” à bout des “30.000” jihadistes de l’EI.
La Russie, également visée par l’EI qui a revendiqué le crash d’un avion russe en Egypte fin octobre (224 morts), a aussi intensifié ses bombardements contre l’organisation jihadiste en Syrie.

Mardi 24 Novembre 2015

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