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La FINUL disculpe Tsahal : Violents affrontements entre Israël et le Liban




La FINUL disculpe Tsahal : Violents affrontements entre Israël et le Liban
Nouveau conflit en vue entre Israël et le Liban. L'armée israélienne a déployé hier 4 août d'importants renforts dans le secteur de la frontière libanaise. Cette annonce de la radio militaire intervient au lendemain d'affrontements sanglants qui ont fait quatre morts -trois Libanais et un Israélien.  
Trois Libanais -deux soldats et un journaliste- et un officier israélien ont été tués mardi 3 août à la frontière entre Israël et le Liban dans des affrontements meurtriers sans précédent depuis 2006.  
En soirée, le Hezbollah, très présent dans le sud du pays, a affirmé qu'il avait décidé de ne pas intervenir dans ces heurts ayant opposé les armées libanaise et israélienne mais a averti qu'il n'hésiterait pas à le faire en cas de «nouvelle agression» de l'Etat sioniste.  
Un porte-parole militaire libanais a indiqué que deux soldats libanais, âgés de 31 et 39 ans, avaient été tués et quinze autres personnes avaient été blessées, sans préciser le nombre de civils et de militaires parmi les blessés.  
Le quotidien libanais proche du Hezbollah Al Akhbar a lui annoncé la mort de l'un de ses journalistes, Assaf Abou Rahal, 55 ans, dans ces heurts.  
Côté israélien, Tsahal a indiqué qu'un officier, le lieutenant-colonel Dov Harari, 45 ans, avait été tué et qu'un autre avait été grièvement blessé.  
Israël et le Liban se sont rejeté la responsabilité des violences, les pires à la frontière entre les deux pays encore techniquement en guerre depuis le conflit destructeur de 2006 entre l'Etat sioniste et le Hezbollah.  
Les accrochages ont eu lieu vers midi dans le secteur d'Aadaissé, «après que des soldats israéliens eurent tenté d'arracher un arbre du côté libanais», selon le porte-parole militaire libanais.  
Une patrouille israélienne a traversé la barrière de sécurité dans un territoire controversé près du village, situé dans le secteur est du sud du Liban, selon l'armée.  
«La patrouille ne s'est pas arrêtée malgré l'intervention de la Force des Nations unies au Liban (Finul) pour l'en empêcher. L'armée libanaise est intervenue en faisant usage d'armes à feu et de roquettes de type RPG», selon un communiqué.  
L'armée israélienne a estimé que l'armée libanaise portait la «pleine responsabilité» des heurts, tandis que le ministère des Affaires étrangères a averti le Liban des «conséquences» en cas de nouveaux incidents.  
«L'armée libanaise a ouvert le feu en direction d'une position de l'armée le long de la frontière libanaise, dans le nord d'Israël. La force se trouvait en territoire israélien, menant des travaux d'entretiens de routine en coordination avec la Finul», a indiqué l'armée.  
Le commandant du secteur nord d'Israël, le général Gadi Eisencott, a estimé que les soldats étaient tombés dans une «embuscade» de l'armée.  
Pour sa part, la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul) a indiqué que les soldats de Tsahal se trouvaient en territoire israélien, au sud de la « ligne bleue », lorsque s'est produit l'incident frontalier qui les a opposés à l'armée libanaise, mardi.
« La Finul a établi que les arbres qui étaient abattus par l'armée israélienne se trouvaient au sud de la ligne bleue, en territoire israélien », affirme un communiqué citant le porte-parole de la Finul, le lieutenant-colonel Naresh Bhatt.
Au Liban, le puissant parti chiite Hezbollah s'est élevé contre l'«agression» israélienne. «Est-il possible de rester spectateur après ces agressions'«, a demandé Hassan Nasrallah, son chef, dans un discours diffusé sur grand écran devant des milliers de ses partisans.  
«Partout où l'armée sera agressée et où se trouvera la Résistance (Hezbollah), celle-ci ne restera ni silencieuse ni disciplinée», a-t-il martelé.  
Il a précisé que les militants du parti avaient été mis «à la disposition de l'armée» libanaise mais que les combattants avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir. «Nous leur avons dit: retenez-vous, ne faites rien »,  a-t-il dit.  
Le Président libanais Michel Sleimane a réuni, quant à lui, les responsables de la défense et décidé de porter plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU.  
Ce dernier, qui s'est réuni à huis clos, s'est dit «profondément inquiet» au sujet des affrontements, et a rejoint l'appel à la retenue lancé par le secrétaire général de l'organisation, Ban Ki-moon.  
L'Union européenne a fait part de sa «profonde préoccupation», appelant les deux pays à «la plus grande retenue», comme les Etats-Unis, alors que la France les appelait «au sens des responsabilités».  
La Syrie a assuré le Liban de son soutien et l'Iran a condamné l'«incursion» de l'armée israélienne en territoire libanais.  
A l'été 2006, à la suite de l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israéliens à la frontière, un conflit destructeur de 34 jours a opposé l'Etat sioniste et le parti chiite, tuant plus de 1 200 Libanais, en majorité des civils, et 160 Israéliens, en majorité des militaires.  
Israël n'est pas parvenu à briser les capacités militaires du Hezbollah, empêcher les tirs de roquettes vers son territoire et obtenir la libération des deux soldats capturés dont les dépouilles lui ont ensuite été remises.  
Depuis quelques mois, les tensions entre l'Etat sioniste et le Hezbollah se sont accentuées, après qu'Israël a accusé la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.


Le Hezbollah accuse Israël d'avoir tué Rafic Hariri

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé mardi Israël d'avoir assassiné l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, annonçant qu'il allait présenter des « éléments » en ce sens qui vont aider l'enquête menée par un tribunal de l'ONU. « J'accuse l'ennemi sioniste d'avoir assassiné le Premier ministre martyr Rafic Hariri le 14 février 2005 », a-t-il lancé dans un discours diffusé sur grand écran devant des milliers de ses partisans rassemblés dans la banlieue sud.
« Au cours d'une conférence de presse que je vais donner le 9 août, je vais présenter des éléments qui vont dévoiler des pistes importantes au niveau de l'enquête en vue de parvenir à la vérité », a-t-il précisé dans ce discours à l'occasion du quatrième anniversaire de la fin de la guerre de 2006 entre le Hezbollah et l'Etat sioniste.


AFP, AP, Reuters
Jeudi 5 Août 2010

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