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La DEPLF l'a confirmé : Conjoncture économique morose




Une demande extérieure morose du fait de la crise qui frappe les principaux partenaires commerciaux du Maroc, une campagne agricole qui suscite des appréhensions quant à son évolution en l'absence d'une pluviométrie conséquente, un déficit budgétaire se montant à 6,1% du PIB, des exportations d'agrumes et de primeurs en repli par rapport à la campagne antérieure, des stocks de céréales en régression de 11% par rapport au mois précédent, des débarquements de la pêche côtière et artisanale en baisse de 16,4% en glissement annuel, des exportations des produits de la mer en repli de 14,6% en glissement annuel, des nuitées réalisées dans les établissements d'hébergement classés en baisse de 6,4% en glissement annuel après une hausse de 11% un an auparavant, 31.000 postes d'emploi perdus à jamais dans le secteur de l'industrie et 9.000 autres dans celui de l'agriculture, de la forêt et de la pêche, un déficit commercial de 185,5 milliards de dirhams, des avoirs extérieurs nets qui se sont repliés, en glissement annuel, de 12,4% pour atteindre 168,8 milliards de dirhams à fin 2011, … et le reste à l'encan.
La note de conjoncture relative au mois en cours publiée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), n'y va pas du dos de la cuiller. Et à raison ! Tout n'est pas rose, loin s'en faut. La situation est pire que ce que d'aucuns croient ou annoncent à tort. La crise est bien installée et ses signes annonciateurs n'ont cessé de s'inviter au débat avec une insistance de plus en plus forte depuis l'investiture de cet actuel gouvernement dont les promesses électorales se sont vite éparpillées comme feuilles au vent.
Face à la morosité de l'activité économique des principaux partenaires commerciaux du Maroc et des difficultés où bon nombre de secteurs se dépêtrent, il fait bon garder le moral, mais il faut aussi faire montre de réalisme. Et, surtout, prendre les mesures idoines pour faire face à une situation certes difficile, mais pas inextricable quand on a la volonté d'aller au charbon sans verser dans le populisme ou choisir les sempiternelles médications qui tiennent plus du cautère sur jambe de bois que d'autre chose.En effet, l'actuel Exécutif n'a pas suffisamment de marge de manœuvre pour calmer un front social dont l'embrasement est patent. Les dépenses budgétaires ont, en effet, été alourdies en 2011 par l'augmentation de certaines d’allocations qui ont fait suite aux mesures adoptées par les autorités publiques pour répondre aux revendications sociales. Il serait donc difficile pour le gouvernement Benkirane de faire montre d'autant de générosité que son prédecesseur; aussi doit-il se creuser davantage les méninges pour trouver un moyen de calmer les esprits autre que celui du recours à la force publique pour réprimer des manifestants dont le nombre semble enfler à vue d'œil.
Mais il faut garder espoir. Tout n'est pas tout à fait noir. Quelques éclaircies traversent, en effet, le tableau brossé par la DEPF.
Sur le plan des activités secondaires, la valeur des exportations des phosphates et dérivés à fin 2011 a crû de 35%, les ventes d'électricité se sont consolidées de 7,9%, et la consommation de ciment, indicateur clé du secteur du BTP, s'est raffermie de 10,7%.
Quant à l'indice de production des industries manufacturières, il a affiché une amélioration de 2,1% à fin septembre 2011 et les chefs d'entreprise questionnés dans le cadre de la dernière enquête de conjoncture réalisée par le HCP, s'attendent à une amélioration de la situation, de même que les résultats de l'enquête de conjoncture dans l'industrie, élaborée par Bank Al-Maghrib, augurent d'un taux moyen d'utilisation des capacités de production de 72,7% à fin 2011, en légère hausse de 0,2 point par rapport à 2010.
Cerise sur le gâteau, les derniers baromètres, tant au niveau de l'offre qu’à celui de la demande intérieure, signalent un comportement favorable de l'activité économique dans sa globalité. C'est un essai qu'il faut savoir transformer. Le gouvernement Benkirane le saura-t-il ?

Industries manufacturières
Hausse de l'Indice des prix à la production


L'Indice des prix à la production a enregistré en janvier 2012 une hausse de 0,4 % à 163,6 dans le secteur des industries manufacturières, par rapport au mois précédent, selon des chiffres provisoires publiés mercredi par le Haut commissariat au plan (HCP).
Cette évolution résulte notamment de la hausse de 1,5 % à 417,9 dans la branche «Raffinage de pétrole» et de 2,7 % dans le «Travail des métaux» (118,4) ainsi que de la baisse de 1,9 % à 124,6 et de 0,2 % à 124,3 respectivement dans les branches «Fabrication d'autres produits minéraux non métalliques» et «Industries alimentaires», précise le HCP.
L'indice des prix à la production a atteint 153,2 dans le secteur des «Industries extractives» en hausse 0,2 %, indique le HCP qui explique cette évolution notamment par une hausse de l'Indice des prix à la production de 0,3 % à 150,6 dans la section «Autres industries extractives».
Le HCP fait état, d'autre part, d'une stagnation à 107,5 de l'Indice des prix à la production dans la branche «Production et distribution d'électricité et d'eau».


A.S
Jeudi 1 Mars 2012

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