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La Cour suprême constitutionnelle égyptienne a tranché : Maintien de la candidature de Chafik et invalidation d’un tiers des sièges du parlement




La difficile transition politique en Egypte a connu un nouveau coup de théâtre jeudi avec la décision de la Cour suprême constitutionnelle d’invalider un tiers des sièges du parlement et de maintenir Ahmed Chafik, ancien responsable du régime Moubarak, comme candidat à la présidentielle de ce week-end.
Le jugement concernant le parlement entraînera la dissolution de la Chambre basse, a déclaré le président de la Cour, Farouk Soltan.
La juridiction a parallèlement annulé une loi votée en avril par le parlement qui visait à interdire aux hauts responsables de l’ancien régime de concourir à la magistrature suprême ouvrant ainsi la voie à Ahmed Chafik qui doit affronter au second tour, samedi et dimanche, le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi.
La confrérie islamiste a, quant à elle, pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle et a indiqué qu’elle maintenait son candidat dans la course à la magistrature suprême.
«C’est une réalité maintenant et nous allons devoir faire avec», a dit Mahmoud Gozlan, porte-parole des Frères musulmans. La Cour a également invalidé un tiers des 498 sièges du parlement, où dominent les islamistes, en estimant que certaines règles appliquées lors des législatives de l’hiver dernier étaient contraires à la Constitution.
Cette décision entraînera une dissolution de l’Assemblée du peuple, la Chambre basse du parlement, a déclaré le président de la Cour, Farouk Soltan. « Ce sera à l’exécutif, de convoquer un nouveau scrutin ». Les premières élections législatives depuis la chute du président Hosni Moubarak lors de la «révolution du Nil» en février 2011 ont eu lieu entre novembre et janvier dernier et ont consacré une nette victoire des islamistes.
«Selon la télévision d’Etat, le Conseil suprême des Forces armées (CSFA), au pouvoir depuis février 2011, a prévu de tenir une réunion d’urgence pour discuter des conséquences de la dissolution de la Chambre basse.
L’Egypte entrera dans un «sombre tunnel» si le parlement est dissous, a mis en garde le député du parti de la Liberté et de la justice (Frères musulmans) El Erian. «Le futur président n’aura ni parlement ni Constitution (...) Il y a de la confusion et de nombreuses questions», a-t-il dit à Reuters par téléphone. A deux jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, plusieurs centaines d’Egyptiens sont venus manifester devant la Cour constitutionnelle, placée sous haute surveillance policière. Ils ont exhorté les juges à chasser du pouvoir les «feloul», «les résidus» de l’ancien Parti national démocratique d’Hosni Moubarak qui ont mis leur argent et leurs réseaux clientélistes au service d’Ahmed Chafik.
« La loi contre les hauts responsables de l’ancien régime, votée par un parlement dominé par les islamistes, avait conduit dans un premier temps à l’invalidation de la candidature de Chafik. Il avait été réadmis dans la course après la censure de cette loi en première instance, dans l’attente de son examen par la juridiction suprême.

AFP
Samedi 16 Juin 2012

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