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La Corée du Nord essuie un revers avec l'échec d'un test de missile


Ce missile a été dévoilé en octobre 2010



Pyongyang a échoué vendredi dans sa tentative de tirer un missile qui semblait être un Musudan de moyenne portée, un revers après une série d'avancées revendiquées dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens.
 L'armée sud-coréenne s'attendait à ce que Pyongyang tente vendredi -jour anniversaire de la naissance du fondateur du régime Kim Il Sung (1912-1994)- de faire voler pour la première fois son missile Musudan, dont la portée serait suffisante pour atteindre les bases américaines de Guam, dans le Pacifique.
 Ce test a été détecté par les forces armées américaines et sud-coréennes.
 "La Corée du Nord a tenté de lancer un missile à 20H33 GMT" (jeudi) mais cet essai "a échoué", a indiqué un responsable américain de la Défense sous couvert d'anonymat.
 "Le missile a été détecté et suivi par le Centre de commande stratégique américain. Notre estimation est que le lancement a échoué", a ajouté ce responsable.
Le 15 avril, jour anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, est férié en Corée du Nord, où ce genre de date symbolique est toujours l'occasion de démonstrations de force militaire.
Le régime nord-coréen prépare en outre le congrès de son parti au pouvoir, qui sera le premier en 36 ans. De nombreux observateurs estiment que dans ce contexte, son dirigeant Kim Jong-un tente de mettre en valeur les "réussites" de sa politique.
Pyongyang a revendiqué ces derniers mois une série d'avancées dans ses programmes nucléaire et balistique interdits.
 La Corée du Nord a notamment affirmé être parvenue à miniaturiser des têtes thermonucléaires pouvant être placées sur un missile balistique et à créer ainsi une "vraie" dissuasion nucléaire.
 Samedi, elle a annoncé avoir testé avec succès un moteur de missile balistique intercontinental (ICBM) qui lui assurerait la capacité d'effectuer une frappe nucléaire sur le continent américain.
 Les spécialistes étrangers ont accueilli ces affirmations avec le plus grand scepticisme, tout en s'accordant à dire que les programmes nucléaire et balistique du Nord avaient fait d'importants progrès.
 Mais s'il se confirme que l'engin testé vendredi était un Musudan, il s'agirait d'un cinglant et public revers qui alimenterait les doutes sur les véritables capacités de la Corée du Nord pour ce qui est de ses systèmes de vecteurs nucléaires.
 "Nous continuons d'évaluer la situation", a déclaré un autre responsable américain, tout en exhortant Pyongyang à se retenir d'autres actions susceptibles d'aggraver les tensions sur la péninsule.
 Le climat s'y est nettement détérioré depuis le début de l'année, après le quatrième essai nucléaire nord-coréen en janvier, suivi en février par le lancement d'une fusée, largement considéré comme un essai déguisé de missile.
 Les manœuvres annuelles conjointes entre Washington et Séoul ont ajouté à la nervosité au Nord.
 Pyongyang y a répliqué par des menaces récurrentes de frappes nucléaires, ainsi que par des tirs de missiles en mer du Japon, également appelée mer Orientale, y compris les premiers lancements en deux ans de missiles balistiques à moyenne portée.
 La Corée du Nord a déjà tiré plusieurs missiles de courte et moyenne portée. Mais il n'a jamais testé avec succès le Musudan, dont la portée estimée est de 2.500 à 4.000 kilomètres.
 Ce missile avait pour la première fois été dévoilé en octobre 2010 lors d'un défilé militaire à Pyongyang.
 A en croire le cabinet de conseil spécialisé dans les questions de sécurité IHS Jane's, il s'agirait d'un missile de portée intermédiaire inspiré du missile russe R-27 et utilisant une technologie adaptée du Scud.
 Il pourrait être tiré 15 minutes après le positionnement du véhicule lance-missile sur lequel il est monté.
 L'agence sud-coréenne Yonhap avait rapporté jeudi en citant un responsable sud-coréen anonyme que la Corée du Nord avait déployé il y a trois semaines un ou deux missiles balistiques Musudan près du port de Wonsan, dans l'est de la péninsule.

Libé
Samedi 16 Avril 2016

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