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La Chine dresse son état des lieux environnemental




La Chine a réalisé son premier recensement national sur la pollution, qui lui a permis de répertorier près de six millions de sources de nuisance agricole, industrielle et résidentielle. Cette étude met en lumière les conséquences du développement économique du premier pollueur au monde sur son environnement.  "C'est un passage en revue incroyablement ambitieux des pollueurs", a estimé Déborah Seligsohn, principale conseillère à l'Institut des ressources mondiales sur les questions climatiques et énergétiques en Chine. Le gouvernement central dispose désormais d'un an pour exploiter ces résultats afin de préparer son prochain plan quinquennal sur l'environnement, qui devrait traduire le souci récent de la Chine d'équilibrer considérations économiques et environnementales. Différents ministères étudient également la possibilité de créer une taxe environnementale, a déclaré le vice-ministre chinois à la Protection de l'environnement, Zhang Lijun, lors d'une conférence de presse mardi.
La Chine s'attend à connaître des niveaux de pollution record plus tôt que prévu. "Etant donné que le modèle de développement économique de la Chine a été différent de celui des pays développés, la Chine devrait battre les records de pollution et voir une nette amélioration lorsque le revenu par habitant avoisinera les 3.000 dollars", a estimé M. Lijun. Pour la première fois, la Chine a intégré des sources agricoles dans ses études sur la pollution. "C'est énorme", s'est félicité Déborah Seligsohn, précisant que "nombre des défis auxquels la Chine fait face en terme de qualité de l'eau viennent de la pollution biologique davantage que des pesticides". Le recensement aura duré deux ans et mobilisé plus de 570.000 employés. Ce tableau assez détaillé de qui pollue et où donne à la Chine une tête d'avance en la matière sur les autres pays en développement. L'étude a été diffusée uniquement auprès du gouvernement et des ministères concernés. "Nous exhortons le gouvernement à créer immédiatement une plate-forme solide par laquelle le public pourra accéder facilement à un grand nombre de données sur la pollution", a lancé Sze Pang Cheung, directrice de mission pour l'organisation Greenpeace en Chine. La publication de l'étude pourrait permettre au public chinois de surveiller les plus gros pollueurs du pays et les endroits les plus pollués, a estimé Yu Jie, directeur des programmes au sein de l'organisation The Climate Group en Chine. Les citoyens chinois s'intéressent de plus en plus aux questions environnementales. Des manifestations avaient été organisées récemment pour protester contre des projets d'incinérateur dans le sud du pays. 

AP
Vendredi 12 Février 2010

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