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La Chine annonce la mise en service de son premier porte-avions




La Chine annonce la mise en service de son premier porte-avions
La Chine a annoncé mardi la mise au service actif de son premier porte-avions, dans un contexte de fortes tensions territoriales en mer de Chine orientale avec le Japon.
«Ce matin le premier porte-avions chinois, le Liaoning, a été officiellement admis au service actif», a indiqué dans un communiqué le ministère chinois de la Défense, en révélant ainsi avoir baptisé le navire, construit à partir d’une coque fabriquée en ex-URSS, du nom d’une province du nord-est de la Chine.
Ce porte-avions va permettre à la Chine de «rehausser les capacités de combat de sa marine nationale à un niveau moderne et d’améliorer ses capacités de défense», a ajouté le ministère.
Au sein de l’Armée populaire de libération - la plus grande du monde -, ce navire va «jouer un rôle important pour défendre les intérêts souverains de l’Etat», a précisé le communiqué.
Ce porte-avions de 300 mètres de long, un bâtiment à l’origine baptisé «Varyag» et destiné à la Marine soviétique, a été racheté en 1998 à l’Ukraine, puis rénové pendant des années dans un chantier naval à Dalian (province du Liaoning).
Ce navire-amiral, incarnant les ambitions navales de Pékin, avait effectué sa première sortie en mer en août 2011. Il a ensuite réalisé une dizaine de missions d’essais en mer.
Selon des experts indépendants, il faudra toutefois plusieurs années à Pékin pour se doter d’un groupe aéronaval complètement opérationnel. Ils estiment par ailleurs que la Chine a déjà engagé, sans le dire, un programme de construction d’un, voire deux autres porte-avions.
Les ambitions de Pékin dans l’ensemble des régions maritimes à l’ouest du Pacifique suscitent des inquiétudes croissantes, plusieurs différends territoriaux non résolus provoquant des pics de tension chroniques entre la Chine et ses voisins.
Cela est actuellement le cas avec Tokyo: la Chine et le Japon, qui n’ont jamais vraiment soldé le lourd héritage d’une guerre d’invasion nippone particulièrement meurtrière (1937-1945), se livrent un inquiétant bras de fer autour d’un archipel disputé, nommé Diaoyu en chinois et Senkaku en japonais.
Cette crise s’est aggravée mardi avec l’arrivée dans les eaux concernées de huit navires des garde-côtes taïwanais accompagnés de dizaines de bateaux de pêche.

Libé
Mercredi 26 Septembre 2012

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