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La Chambre des conseillers s’élève contre la position inamicale du Sénat italien

Profonde préoccupation suite à l’adoption d’une motion sur le Sahara marocain




La Chambre des conseillers s’élève contre la position inamicale du Sénat italien
La Chambre des conseillers a exprimé, mercredi, sa profonde préoccupation et ses vifs regrets suite à l’adoption par le Sénat italien, le 3 avril, d’une motion sur le Sahara marocain.
Dans un communiqué, la Chambre a qualifié ladite motion de «partiale de manière flagrante et étrange» particulièrement au moment où le gouvernement italien qui s’apprête à assurer la présidence tournante de l’Union européenne, avait exprimé sa détermination à instaurer une politique européenne forte et ambitieuse vis-à-vis des pays de l’espace méditerranéen. 
La Chambre des Conseillers se réserve le droit de prendre toutes les mesures et dispositions qu’elle jugera appropriées pour répondre à cette motion «inamicale», ajoute le communiqué. Le communiqué note que cette motion comporte des données erronées et des interprétations partiales ainsi que des positions contraires aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et à la volonté des Parlements des deux pays de promouvoir les relations de coopération bilatérale dans tous les domaines.
La profonde préoccupation de la Chambre des conseillers à ce sujet «résulte du fait que l’institution législative d’un pays ami a ignoré les efforts importants fournis par le Maroc pour résoudre ce conflit artificiel, notamment la présentation de la proposition d’autonomie des provinces du Sud, dans le cadre de la souveraineté du Royaume», une proposition qui jouit d’un large soutien de l’ensemble de la communauté internationale qui voit en elle, une initiative sérieuse, réaliste et crédible, souligne-t-on. Cette motion a également passé sous silence les efforts louables du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel, Christopher Ross, pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable à ce conflit artificiel, indique le communiqué, faisant savoir que les négociations n’ont pas été interrompues comme indiqué de manière fallacieuse dans le texte de ladite motion.
Cette motion soutient clairement des propositions qui vont à l’opposé des efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel pour une solution finale de ce problème qui entrave l’intégration maghrébine, souligne le communiqué, affirmant que ladite motion a omis de signaler qu’au Maroc les droits de l’Homme sont garantis par la Constitution et les textes de loi, notamment à travers les trois commissions régionales du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) dans les provinces du Sud, dont l’action pour la promotion des droits de l’Homme à travers le Royaume a été saluée par les Nations unies.
Ladite motion a également omis de signaler l’ouverture du Maroc sur les instances onusiennes œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme, dont plusieurs commissions avaient effectué des visites au Royaume, y compris ses provinces du Sud, ajoute le communiqué, rappelant la tenue à Dakhla en mars dernier de la 6ème réunion annuelle de la commission parlementaire mixte Maroc-UE ainsi que les témoignages de parlementaires européens ayant visité la région.
La Chambre des conseillers a exprimé son étonnement suite à l’omission de la motion du Sénat italien du cas de la citoyenne italienne enlevée, avec deux Espagnols, à Rabouni dans les camps de Tindouf.
La Chambre s’étonne aussi de l’omission par ladite motion des détournements des aides humanitaires, dont les aides italiennes, destinées aux habitants des camps, souligne-t-on de même source.
La motion n’a nullement fait référence au fait que le HCR n’a jamais pu effectuer un recensement des séquestrés des camps de Tindouf, malgré les efforts de la communauté internationale allant dans ce sens, souligne le communiqué, déplorant que ladite motion ait également ignoré le fait que les criminels de Gdim Izik avaient égorgé, en plein jour et de sang-froid, 11 membres des forces de sécurité, non armés, et avaient mutilé leurs dépouilles.
D’autre part, le communiqué relève que l’intervention du représentant du gouvernement italien «contenait plusieurs contre-vérités qui montrent une ignorance incompréhensible du dossier ou une omission intentionnée de la réalité de ce conflit imposé à notre pays».
Parmi ces contre-vérités, le communiqué cite le statut des séparatistes sur le plan international, relevant que les Nations unies n’ont jamais reconnu le Polisario comme représentant légitime des Sahraouis comme le prétend le représentant du gouvernement italien.
Et la Chambre des conseillers de signaler que le Polisario n’a pas été enregistré comme mouvement de libération même dans le registre africain des mouvements de libération de Dar Essalam, en Tanzanie.
 

MAP
Vendredi 11 Avril 2014

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