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La Chambre de commerce ne fait plus recette




Après le Conseil de la ville, c’est le tour de la CCIS de Casablanca

A Casablanca, il n’y a pas que le Conseil de la ville qui soit  en crise. La Chambre  du commerce, d’industrie et des services  (CCIS) l’est aussi et l’échec de la médiation entre le président de la Chambre et les élus démissionnaires en dit long sur le pourrissement de la situation.
En effet, les élus démissionnaires chargent le président Hassan El Barkani et refusent de siéger à nouveau à ses côtés et ce dernier exclut tout accord prévoyant sa démission.
 « Tant qu’un compromis n’est pas trouvé entre le président de la CCIS qui refuse de démissionner et les membres du son bureau qui refusent de siéger à nouveau à ses côtés, la crise s’installera dans la durée. D’ailleurs, elle vient d’entamer son troisième mois », nous a déclaré Ahmed El Amari, membre de la CCIS.
Pour lui, cette situation ressemble de près à celle du Conseil de la ville. « On est dans un blocage total et rien ne semble marcher comme c’est le cas dans la mairie de ville». Un constat largement partagé par El Bakkali Hafid, un autre membre de la Chambre qui trouve de son côté que la situation actuelle du président de la Chambre rejoint de près celle du président du Conseil de la ville. « D’un côté, on a un président isolé et non désiré. Et de l’autre, une majorité qui réclame sa démission. J’estime qu’on est dans le même schéma que celui du Conseil de la ville».   
En effet, depuis le 13 mai, le secrétariat privé du président de la CCIS a reçu près de 15 lettres de démission disposées par des membres du bureau de la Chambre et certains présidents des commissions ainsi que leurs adjoints.
Sur les causes de ces démissions successives, les versions sont nombreuses et contradictoires. Néanmoins, l’une d’entre elles est largement partagée. C’est celle de désaccords sur les questions relatives au fonctionnement de la CCIS.
Entre fin avril et début mai, deux assemblées générales ont été convoquées et à chaque fois annulées par manque de quorum. Une troisième tentative a été faite mais elle s’est soldée par un cuisant échec, tant les oppositions sont toujours tenaces.
Cela va-t-il durer si longtemps ? Oui, nous affirment certains élus vu le vide juridique qui entoure cette question. « On est un peu perdu car aucune disposition de la loi portant statut des Chambres de commerce, d’industrie et de services ne vient à notre secours », constate M. El Amari.  
Pour lui, la balle est maintenant dans le camp du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies. A ce propos, notre source indique que des contacts ont été établis avec le ministère de tutelle pour combler les lacunes que cette situation a révélées et trouver une issue à la crise actuelle.

Hassan Bentaleb
Mercredi 20 Juillet 2011

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