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La Caravane AJI accélère l’accès des jeunes à l’informatique

5000 jeunes Marocains initiés aux technologies de l’information




La Caravane AJI accélère l’accès des jeunes à l’informatique
L’accès des jeunes à l’informatique franchit une nouvelle étape avec la mise en route de la Caravane Aji (Accès des jeunes à l’informatique) dont le lancement officiel a eu lieu mardi 11 à Casablanca.
Fruit d’un partenariat entre Dell, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, avec les Associations SOS Villages d’enfants, Bayti et Al Fath Meknès, la Caravane AJI « permet un accès équitable des adolescents et des jeunes aux nouvelles technologies. Autour des valeurs fédératrices et fondamentales telles que le partage et la convivialité, l’implication et l’esprit éducatif ainsi que le respect de l’environnement », souligne-t-on. 
Intervenant lors d’une rencontre tenue le jour même, Ségolène Chambrier, directrice de Dell au Maroc a rappelé que cette initiative s’inscrit dans un programme plus large appelé « Powering the possible », lancé il y a quatre ans  sous l’initiative de Dell. Lequel programme a coûté 2,654 millions de dollars sur 4 ans, permis de former 5.000 jeunes et touché indirectement plus de 20.000 jeunes.
A propos de cette caravane informatique, qui a démarré le 4 mars courant au Village d’enfants SOS de Dar Bouazza et s’achèvera à fin juin à Marrakech, il est à préciser qu’elle marquera à chaque étape un arrêt d’une semaine et délivrera 35 heures de cours par semaine. Et ce, sous la supervision d’une équipe composée de trois jeunes formateurs diplômés DCSE (Dell Certified Systems Expert). 
«Au total, plus de 5.000 personnes pourront ainsi se familiariser avec l’outil informatique et bénéficier d’un apprentissage adapté à leurs besoins : Microsoft Office, Publisher, outils Web… Parmi eux, 2.000 jeunes suivront cinq jours de formation intensive (35h) pour tenter de décrocher le certificat DCSE», explique-t-on à Dell. L’idée étant de donner aux jeunes des outils à même de favoriser leur insertion professionnelle.
Dans le cadre de cette caravane, une formation sera offerte à Meknès au profit des malentendants en partenariat avec l’Association Al Fath pour enfants sourds et aux jeunes d’Essaouira en situation de rue ou en situation difficile, en partenariat avec l’Association Bayti. S’agissant du Certificat DCSE (Dell), Ségolène Chambrier a confié à Libé qu’il concerne en « priorité les jeunes de 15 à 25 ans» et que la déscolarisation sera également prise en compte en cas de forte demande. Tout comme l’appréciation des responsables des maisons de jeunes et des associations partenaires qui définiront les objectifs de la formation afin qu’elle leur soit pleinement adaptée. A ce sujet, il est indiqué que la caravane dispensera, en partenariat avec SOS Villages d’enfants, une formation axée sur la certification à Dar Bouazza, El Hoceima et Marrakech.
Afin d’assurer la continuité de l’apprentissage,  « on va laisser deux ordinateurs à la disposition de l’association partenaire, ce qui permettra aux jeunes de continuer à se former », a-t-elle ajouté.
 «La Caravane AJI s’inscrit parfaitement dans l’esprit de notre action », a pour sa part indiqué Regina De Dominicis. Saluant cette initiative louable et citoyenne, la représente de l’Unicef au Maroc a déclaré que cette opération «peut constituer un modèle pour d’autres pays » et qu’elle « met en valeur le rôle que peut jouer le privé dans la formation et l’insertion des  adolescents ».
Notons que la Caravane AJI marquera deux étapes importantes durant son périple. La première au Marathon des sables du 5 au 11 avril où elle dispensera une formation spécifique en partenariat avec l’Association Solidarité marathon des sables et la seconde, le 21 juin, au COC Tennis de Casablanca à l’occasion de la Fête de la musique et du sport, pour informer le public sur le programme AJI.
Une initiative du même genre est-elle envisageable à l’avenir pour les établissements scolaires des zones reculées où l’outil informatique n’est pas forcément à la portée des élèves? A cette question, Ségolène Chambrier confie à Libé : «Nous avons à travers l’Unicef approché le ministère de l’Education nationale pour voir justement comment on pourrait apporter cette valeur ajoutée du fait qu’on a la maîtrise de l’informatique. C’est quelque chose vers lequel on aimerait aller, mais on en est encore aux prémices ». 
 
 

Alain Bouithy
Jeudi 13 Mars 2014

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