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L’université marocaine a encore le vent en poupe

Une contrainte, plus qu’un choix




L’université marocaine  a encore le vent en poupe
56% des lycéens comptent rejoindre les bancs de l’université publique, une fois le bac en poche, 17% envisagent de poursuivre leurs études dans un établissement privé alors que 12% se verraient bien à l’étranger. Tels sont les chiffres d’un sondage effectué par LMS-CSA ONLINE, société spécialisée dans les enquêtes et votes en ligne.
Ainsi, 743 participants âgés en moyenne de 18 ans et originaires de différentes régions du Maroc ont répondu à un questionnaire publié sur le site bactv.ma. Quels sont leurs choix ? Qu’est-ce qui les détermine ? Quid des projets d’avenir ? Et quels sont les métiers qui les passionnent le plus ? Autant de questions et bien d’autres qui aident à mieux comprendre leurs choix.
L’enquête comporte deux volets. Dans un premier temps, c’est plutôt le choix de la branche des études secondaires ainsi que la méthode d’orientation qui sont mis en avant. Les projets post-bac des futurs bacheliers se retrouvent dans le second volet.
 Sans grande surprise, le secteur public attire plus de la moitié des élèves. Plus qu’un choix, c’est plutôt une contrainte vu le manque de perspectives. Alors que la faiblesse des moyens financiers  explique, entre autres, que seuls 17% des répondants s’orientent vers l’enseignement privé. Quant à la formation professionnelle, elle intéresse 11% des participants. Quid de l’accompagnement pour le choix de la branche d’études secondaires? Le constat est déplorable. Et pour cause, 81% déclarent avoir choisi seuls leur branche. 56% affirment, quant à eux,   avoir été livrés à eux-mêmes lors de cette étape, si cruciale pour leur avenir. D’après eux, ils n’ont jamais reçu de formations d’orientation ou d’accompagnement dans le choix de la branche d’études.
Qu’en est-il des projets des lycéens après le bac ? Alors que 38% des répondants envisagent d’obtenir une licence après le cycle secondaire, 23% comptent rejoindre les  classes préparatoires et 17% une formation BTS. Seuls 5% des répondants ont l’intention  d’aller directement sur le marché du travail. Et si on se projetait dans une période de 5 ans après le Bac? 51% des sondés se voient élargir les rangs des salariés, 25% pensent qu’ils auront encore du mal à quitter les bancs de l’université. Quant au monde de l’entrepreneuriat, seuls 13% des participants voudraient s’y aventurer. Avec une note d’optimisme, seuls 6% pensent qu’ils seraient encore chômeurs.
Pour ce qui est des secteurs d’activité les plus convoités, ils sont 20%, tous sexes confondus, à apprécier le métier d’ingénieur. Comme deuxième choix, c’est le stylisme (13%) qui intéresse le plus les garçons alors que les filles penchent plutôt vers la médecine (13%).
A préciser par ailleurs que cette enquête réalisée en partenariat avec la société Smart Educa, a pour thème «L’orientation des lycéens marocains». Elle s’est déroulée entre le 29 mai et le 5 juin courant. 

Nezha Mounir
Lundi 16 Juin 2014

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