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“L'orchestre des aveugles” projeté à Athènes




Le long-métrage "L'orchestre des aveugles", réalisé par Mohamed Mouftakir a été projeté samedi dans le cadre de la programmation du Festival du film francophone. Le film a été programmé à l'initiative de l'ambassade du Royaume du Maroc en Grèce dans ce festival qui se prolonge jusqu'au 13 avril dans la capitale grecque avant de se poursuivre à Thessalonique, deuxième plus grande ville du pays, et ce, du 14 au 20 avril.  Au programme, des films représentant, outre le Maroc et le pays hôte, la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, la Roumanie, la Tchéquie et la Tunisie.  
"L'orchestre des aveugles, un film plusieurs fois primé, a décroché notamment le "Tanit d'or" lors de la dernière édition des Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie, le grand prix de la 8ème édition du Festival international du film arabe d'Oran en Algérie ou encore le prix du meilleur réalisateur et de la meilleure interprétation masculine attribué à Younès Megri et Ilyas El Jihani au Festival international du film de Bruxelles  (FIFB).
Le film relate l'histoire d'un orchestre populaire conduit par Hocine (Younes Megri), qui réside avec son épouse Halima (Mouna Fettou) dans la maison familiale de celle-ci, une maison animée aux personnages hauts en couleur qui vivent au rythme de l'orchestre et de ses danseuses traditionnelles.  Les musiciens  de cet orchestre bien particulier sont parfois obligés de se faire passer pour des aveugles - d'où le titre du film - afin de pouvoir jouer dans les fêtes réservées aux femmes organisées par des familles marocaines conservatrices. Hocine est également le père de Mimou (Ilyas El Jihani). Il prend son rôle très à cœur et souhaite le meilleur pour son fils.  Mais Mimou va rapidement tomber amoureux de Chama, la nouvelle bonne de leur voisine, et pour ne pas décevoir son père, il va tricher en falsifiant son bulletin de notes. 
Notons qu’à travers ce film, Mohamed Mouftakir revient sur une partie de son enfance, questionnant son vécu et sa relation avec son père jusqu'à sa mort survenue alors qu'il avait 11 ans. "Il s'agit d'une comédie sociale à 50% autobiographique", avait d’ailleurs confié le cinéaste.

Libé
Lundi 11 Avril 2016

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