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L’opposition ukrainienne rejette l’amnistie adoptée par le Parlement

Le président Ianoukovitch est en congé de maladie




L’opposition ukrainienne rejette l’amnistie adoptée par le Parlement
Deux jours après la démission du chef du gouvernement, arrêt maladie pour le président. Le chef de l'Etat ukrainien, Viktor Ianoukovitch, s'est mis en congé pour "maladie respiratoire aiguë", a annoncé, jeudi 30 janvier, la présidence. Cette maladie est "accompagnée d'une forte fièvre", selon le service de presse.
Depuis la démission, mardi, du Premier ministre Mykola Azarov, qui a entraîné celle de l'ensemble du cabinet, le gouvernement n'est plus chargé que de gérer les affaires courantes de l'Ukraine. Réunis lors d'une session extraordinaire sous haute tension, mercredi, les députés ont adopté une amnistie pour les manifestants arrêtés lors des heurts.
L'opposition ukrainienne a refusé de soutenir la loi d'amnistie des contestataires adoptée mercredi par le Parlement lors de la deuxième journée consécutive des discussions afin de sortir le pays de la crise politique qui le secoue depuis plus de deux mois. 
Réunis lors d'une session extraordinaire sous haute tension, les députés ont donc adopté une amnistie des manifestants arrêtés lors des heurts avec la police.
Le texte a été approuvé par 232 députés, sur les 416 présents.
Mais l'opposition s'est abstenue, dénonçant les conditions imposées par le parti des Régions au pouvoir, à savoir l'évacuation de certains des bâtiments publics occupés à Kiev.
Cette loi fait partie des exigences principales de l'opposition, et le président ukrainien Viktor Ianoukovitch avait mis tout son poids dans la balance pour parvenir à un accord ouvrant sur une sortie de crise, assistant personnellement aux longues heures d'âpres négociations au Parlement. 
Faute d'accord, l'opposition a fait aussitôt savoir qu'elle restait mobilisée.
"Ne croyez pas que l'opposition parlementaire va trahir Maïdan", l'autre nom de la place de l'Indépendance, a lancé le leader du parti nationaliste Svoboda, Oleg Tiagnybok, à quelques centaines de manifestants. "Notre lutte va continuer!" a-t-il poursuivi.   En déplacement à Kiev, la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé à la fin de "la violence et (des) intimidations, d'où qu'elles viennent". 
 Mme Merkel a également téléphoné mercredi à Viktor Ianoukovitch et a enjoint le président ukrainien "à poursuivre le dialogue", mettant en garde contre de nouvelles violences et proposant l'aide de l'Allemagne et de l'UE, selon un communiqué de la chancellerie allemande.
 De son côté, le Kremlin a déclaré que toute ingérence dans les affaires de l'Ukraine était inadmissible, précisant que le sujet avait fait l'objet d'un entretien téléphonique entre M. Poutine et Mme Merkel.
Le mouvement de contestation est né fin novembre, de la décision du président ukrainien de renoncer à signer un accord d'association en préparation depuis des années avec l'Union européenne, pour se tourner vers la Russie, moyennant une ligne de crédit de 15 milliards de dollars et la baisse du prix du gaz.

Libé
Vendredi 31 Janvier 2014

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