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L'opposition thaïlandaise lance un ultimatum au gouvernement

La contestation se poursuit malgré les élections




L'opposition thaïlandaise lance un ultimatum au gouvernement
Les yeux embués de larmes, le Premier ministre thaïlandais Yingluck Shinawatra a exhorté mardi ses détracteurs à cesser de manifester et à préparer les élections anticipées qu'elle a annoncées la veille, mais l'opposition lui a donné 24 heures pour quitter le pouvoir.
Les contestataires, qui manifestent depuis plusieurs semaines, parfois violemment, s'opposent à la tenue de ce scrutin et prônent la mise sur pied d'un "conseil du peuple", ce qui a semé le doute sur l'avenir de la démocratie en Thaïlande, deuxième puissance économique du Sud-est asiatique.
Yingluck Shinawatra propose d'expédier les affaires courantes jusqu'aux élections anticipées, qui pourraient avoir lieu le 2 février.
"Maintenant que le gouvernement a dissous le Parlement, je demande que vous cessiez de manifester, que toutes les parties coopèrent pour la tenue des élections", a-t-elle déclaré à la presse, visiblement émue.
Quelque 3.000 contestataires ont campé dans la nuit aux abords du siège du gouvernement, alors que  160.000 manifestants s'étaient rassemblés la veille pour l'une des mobilisations les plus importantes jamais vues à Bangkok.  
Ils n'ont pas tenté de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment, qui semble protégé par des militaires et des policiers non armés. L'opposition devait faire à nouveau le plein hier, jour férié en Thaïlande.
 Après avoir promis que la dissolution du Parlement ne mettrait pas fin à la mobilisation, Suthep Thaugsuban, chef de file de la contestation, a donc donné 24 heures à Yingluck Shinawatra pour démissionner, dans un discours prononcé devant les manifestants.
"Suthep a demandé au Premier ministre et au gouvernement de renoncer à leurs fonctions. Nous voulons que le gouvernement se retire et crée un vide du pouvoir pour ouvrir la voie à un conseil du peuple", a déclaré un porte-parole.
Les députés du Parti démocrate, principale formation de l'opposition, ont démissionné en bloc dimanche en se disant incapables de coopérer avec le Premier ministre. Sans les démocrates, la Chambre basse, qui compte 500 sièges, tombe à 347 élus.
Abhisit Vejjajiva, chef de file du Parti démocrate, a refusé de dire si sa formation boycotterait ou non les élections anticipées. Fort de l'appui des zones rurales et pauvres  du nord-est, le Puea Thai de Shinawatra fait figure de favori, ce qui explique sans doute la position de Suthep Thaugsuban.
Yingluck "sera tête de liste car elle travaille avec le parti depuis le début. Nous avons dissous le Parlement parce que nous sommes confiants", a quant à lui déclaré Jarupong Ruangsuwan, président du Puea Thai.
En 2006, le Parti démocrate avait renoncé à participer à un scrutin anticipé convoqué par Thaksin Shinawatra, frère de l'actuel Premier ministre, en raison de manifestations de masse. Le chef du gouvernement, que beaucoup jugent toujours aux commandes par l'intermédiaire de sa sœur, avait été déposé par les militaires cinq mois plus tard et vit depuis en exil.

Reuters
Mercredi 11 Décembre 2013

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