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L'opposition syrienne en ordre dispersé avant les négociations de paix de Genève

Au moins trois problèmes demeurent, selon Laurent Fabius




Une importante frange de l'opposition syrienne a repris mercredi des discussions à Ryad pour décider de participer ou non aux pourparlers avec le régime de Damas, convoqués par l'ONU pour vendredi à Genève.
 "On vient juste de commencer" une deuxième journée de discussions, a déclaré à l'AFP Monzer Makhous, porte-parole du Haut comité des négociations (HCN), dans un grand hôtel de la capitale saoudienne.
 Les débats se poursuivront "peut-être toute la journée. Et il n'y aura aucun commentaire avant la fin" des discussions, a-t-il ajouté, témoignant de la discrétion entourant ces assises.
Le bureau de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a indiqué à Genève que des invitations avaient été envoyées mardi, tout en refusant de préciser l'identité des personnes invitées à représenter le régime de Bachar al-Assad et l'opposition syrienne.
 Le HCN, mis en place en décembre à Ryad par des formations clés de l'opposition syrienne, affirme être la seule instance habilitée à former la délégation de l'opposition.
 Mais des figures de l'opposition n'appartenant pas au HCN ont affirmé mardi avoir reçu l'invitation de l'ONU.
 Une source proche de la réunion de Ryad avait indiqué mardi que le HCN souhaitait, avant de se prononcer sur sa participation, obtenir de l'ONU des précisions sur "la nature des invitations" adressées aux autres parties.
 Les clarifications demandées concernent aussi d'autres "questions, notamment les questions humanitaires", a ajouté Salem al-Meslet, membre du HCN, interrogé par l'AFP.
 Au terme de sa réunion, le HCN doit décider si ses membres vont ou non participer aux négociations qui visent à trouver une solution politique au conflit qui a fait en près de cinq ans plus de 260.000 morts et implique plusieurs puissances étrangères.
Ces négociations, appelées à durer six mois, doivent porter sur une feuille de route votée en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit un cessez-le-feu, un gouvernement de transition dans les six mois et des élections dans les 18 mois.
 Le conflit syrien a des conséquences humanitaires dramatiques avec notamment des millions de réfugiés dans des camps ou cherchant à atteindre l'Europe.
Outre la question des réfugiés, la communauté internationale s'inquiète de la présence en Syrie des groupes jihadistes, comme celui de l'Etat islamique (EI) qui a revendiqué des attentats dans le pays mais aussi à l'étranger.
Pour le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, au moins trois problèmes demeurent concernant les négociations intersyriennes qui doivent débuter vendredi à Genève: "Qui participe vraiment, qu'est-ce qui est fait sur le plan humanitaire, et de quoi va-t-on parler ?"
 "La position de la France, même si nous ne sommes pas directement dans la négociation - nous l'entourons - c'est oui à la négociation, parce qu'il faut bien trouver une solution politique. Et en même temps, il y a des précisions à apporter sur toutes les questions (...), c'est-à-dire: Qui participe vraiment ? Qu'est-ce qui est fait sur le plan humanitaire ? Et de quoi va-t-on parler ?" a déclaré M. Fabius à la radio France Culture.
 Concernant les participants à ces négociations, outre le gouvernement syrien, il y a, côté opposition, "un groupe qui s'appelle le groupe de Ryad, qui est représentatif, et c'est lui qui doit être le négociateur, et c'est ce qui m'a été confirmé par M. de Mistura (l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Steffan de Mistura), même s’il peut y avoir d'autres personnes", a ajouté M. Fabius.

 

Jeudi 28 Janvier 2016

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