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L'opposition syrienne condamne l'accord gazier entre Damas et Moscou

Ban Ki-moon réitère son appel en faveur d'une solution politique




L'opposition syrienne condamne l'accord gazier entre Damas et Moscou
La Coalition de l'opposition a affirmé jeudi que "le peuple syrien considère comme nul" l'accord signé la veille entre le gouvernement et la Russie sur la prospection pétrolière et gazière dans ses eaux territoriales.
 La Coalition a condamné, dans un communiqué, la signature de cet accord "qui vise à donner les richesses de notre sous-sol contre des armes russes destinées à tuer le peuple syrien".
 Le fait qu'une société russe signe "l'un des plus importants contrats dans la région avec le régime criminel, alors que les combats se poursuivent sans répit, met en évidence le fait que le gouvernement russe a signé un accord pour fournir au régime des armes supplémentaires pour tuer le peuple syrien", a ajouté l'opposition.
 D'une durée de 25 ans, l'accord est financé par la Russie, alliée du régime du président Bachar al-Assad, et a été paraphé, mercredi, au siège du ministère du Pétrole et des Ressources minières à Damas par le ministre syrien du Pétrole, Sleimane Abbas, la Compagnie générale syrienne du Pétrole et l'entreprise russe "Soyuzneftegaz" company.
 La prospection, devant débuter immédiatement sur une superficie de 2.190 km2, s'effectuera en plusieurs étapes, a indiqué M. Abbas, précisant que son coût s'élèverait à 100 millions de dollars.  "Le gouvernement russe est complice de l'effusion de sang syrien à travers son soutien au régime d'Assad, qui est la principale source du terrorisme international", souligne l'opposition.
De son côté, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit, jeudi à New York, gravement préoccupé par l'escalade des combats en Syrie au cours des derniers jours, en particulier à Alep, où des centaines de civils auraient été tués ou blessés.
 Dans une déclaration rendue publique en fin de journée par son porte-parole, Ban Ki-moon "condamne l'usage continu et sans discernement d'armes lourdes et les tirs de mortier contre des zones où vit la population civile comme ce fut le cas très récemment à Alep".
 "Toutes les parties au conflit doivent respecter le droit international humanitaire et les droits de l'Homme. Tous les civils doivent être protégés en toute circonstance", souligne le texte.
 Le Secrétaire général, souligne le porte-parole, est particulièrement préoccupé par le fait qu'"au moment où les efforts s'intensifient pour amener les parties syriennes à la table des négociations, l'escalade de la violence ne pourrait servir que l'intérêt de ceux qui voient dans les moyens militaires la seule façon d'avancer, au détriment du peuple syrien qui a déjà assez souffert".

Libé
Samedi 28 Décembre 2013

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