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L’opposition réfute les interprétations fallacieuses de son boycott de la séance mensuelle de politique générale




L’opposition réfute les interprétations fallacieuses de son boycott de la séance mensuelle de politique générale
Les Groupes de l’opposition à la Chambre des représentants, en l’occurrence le Groupe socialiste et ceux  du RNI, du PAM et de l’UC ont rendu public un communiqué commun dans lequel ils ont mis en lumière les raisons qui les ont poussés à boycotter, la semaine passée, la séance mensuelle de politique générale qui constitue, comme le stipule l’article 100 de la nouvelle Constitution, un mécanisme important de contrôle de l’action du gouvernement, et partant, réfuter toutes les interprétions erronées de leur décision et qui sont de nature à semer l’amalgame chez les citoyens.
«Malheureusement, précise le communiqué, le gouvernement et sa majorité veulent induire l’opinion publique en erreur en prétendant que la discorde entre l’Exécutif et l’opposition se réduirait seulement à une question de temps de prise de parole par le gouvernement, la majorité et  l’opposition. Une explication qui est de nature à détourner l’attention sur la réalité de la situation politique, économique et sociale du pays et qui risque de s’aggraver vu que le gouvernement est incapable de gérer ses dissensions et, à plus forte raison, à gérer les affaires du pays».
 Le communiqué des quatre Groupes parlementaires précise que la mésentente entre l’opposition et le gouvernement ne date pas d’aujourd’hui, mais elle remonte à la première séance mensuelle du 14 mai 2012. Depuis cette date, le gouvernement et sa majorité ont tenté de  contourner les dispositions de la Constitution en voulant imposer une logique de contrôle préalable via la monopolisation du temps de parole et la programmation des questions et des thèmes. En plus, le gouvernement a bafoué la Constitution en insistant sur la tenue de la séance mensuelle le même jour et à la même heure que la séance des questions orales tout en sachant que ces séances sont deux mécanismes de contrôle diamétralement opposés. Cette attitude a privé «l’opposition d’un autre droit constitutionnel, celui de mettre en question les politiques sectorielles du gouvernement», précise le communiqué commun.
Les Groupes parlementaires ont, en outre, exprimé leur refus de continuer à participer à ce jeu en insistant sur la nécessité de trancher trois questions importantes. Notamment celle concernant la consécration du droit de l’opposition au contrôle du gouvernement et à l’interpellation du chef de l’Exécutif sur les grands dossiers qui préoccupent le peuple marocain. Ce qui veut dire que l’opposition «refuse toute tutelle ou contrôle préalable du gouvernement sur les questions de l’opposition», affirme le communiqué.
Les Groupes parlementaires estiment, en outre, qu’il faut faire une nette distinction entre la séance mensuelle de politique générale et la séance des questions orales hebdomadaires. Et la question que ces Groupes veulent trancher est celle visant à mettre fin à la monopolisation du temps dédié à la séance mensuelle par le gouvernement et sa majorité pour garantir «l’équité et l’équilibre dans le champ politique et entre les institutions». Et la même source de continuer :«Certes, le gouvernement et sa majorité ont accepté de changer le jour de la tenue de cette séance et de donner une liberté partielle aux Groupes de l’opposition dans le choix du thème sur lequel ils veulent interpeller le chef du gouvernement, mais il a continué, en revanche, à monopoliser le temps dédié à cette séance en s’appuyant sur le dispatching de ce temps conformément à une interprétation archaïque de la proportionnalité pour consacrer une mainmise absolue sur ce mécanisme de contrôle».
En outre, le gouvernement a vidé cette séance mensuelle de sa substance en la transformant en un «espace de spectacle» et en une séance «non productive et non efficace au sens constitutionnel du terme, car elle ressasse des thèmes qui perdent de leur actualité», précise la même source. Et d’ajouter que le gouvernement et sa majorité ont choisi de débattre de la question des forêts au Maroc, alors que le pays est secoué par une crise gouvernementale grave suite à la divergence entre les partis qui le composent et suite à la décision de l’un d’entre eux  de s’en retirer. Tout cela peut porter atteinte à l’image du Maroc et auprès des investisseurs étrangers. Et pourtant, «le chef du gouvernement garde le silence jusqu’à présent et refuse de répondre (au sujet de cette crise) devant les institutions constitutionnelles», précise le communiqué.
Un autre point qui irrite les Groupes de l’opposition est celui relatif au refus systématique du gouvernement de toutes ses propositions de loi en usant de la majorité numérique, alors qu’il (gouvernement et sa majorité) a prouvé qu’il était «incapable d’élaborer les textes de lois relatifs à l’opérationnalisation de la Constitution et notamment les lois organiques».

Libé
Mardi 4 Juin 2013

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