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L’opposition refuse le compromis de la présidence en Ukraine

Un nouveau jour de mobilisation en vue




L’opposition refuse le compromis de la présidence en Ukraine
Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a tenté samedi soir de désamorcer la crise politique en Ukraine en proposant à l’opposition plusieurs portefeuilles ministériels, une mesure qui a été rejetée alors que la mobilisation ne faiblit pas dans le centre de Kiev.
Les dirigeants de l’opposition ont décliné la proposition et ont appelé à l’organisation d’élections générales et à la révocation d’une loi récente limitant le droit de manifestation.
Le président Ianoukovitch aurait proposé à l’ancien ministre de l’Economie, Arseni Iatseniouk, figure de l’opposition, le poste de Premier ministre en remplacement de Mikola Azarov dont la démission du gouvernement était attendue.
Selon le site Internet de la présidence, l’ancien champion de boxe Vitali Klitschko, devenu l’une des figures de la contestation, se serait vu offrir le poste de vice-Premier ministre en charge des questions humanitaires. La présidence a assorti sa proposition de la condition de la fin des manifestations et a promis des mesures de clémence en faveur des personnes interpellées depuis le début de la contestation.
Le poste de chef du gouvernement pourrait échoir à Arseni Iatseniouk, en remplacement de Mikola Azarov, au moment où l’opposant a expliqué qu’il était prêt à «diriger le pays».
La proposition faite par Ianoukovitch a inspiré de la méfiance dans les rangs de l’opposition, Vitali Klitschko expliquant: «Il s’agit d’un cadeau empoisonné de la part de Ianoukovitch afin de diviser notre mouvement».
«Nous allons continuer à négocier et demander la tenue d’élections anticipées», a-t-il ajouté. «Les manifestations contre un président corrompu ne doivent pas aboutir à l’échec», a-t-il ajouté.
L’opposition ukrainienne exige la démission du gouvernement de Mikola Azarov depuis que le président Ianoukovitch a décidé de ne pas ratifier un accord de partenariat commercial avec l’Union européenne en novembre.
Le président Ianoukovitch a opté pour un rapprochement avec la Russie qui estime que l’ancienne république soviétique fait partie de sa zone d’influence.
Après ce revirement de dernière minute, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Kiev pour dénoncer la décision du président Ianoukovitch et les dérives de son gouvernement.
«Ces manifestations du peuple ukrainien contre un président corrompu ne doivent pas rester lettre morte», a dit Vitali Klitschko.
Le ministère de l’Intérieur a précisé que toute personne occupant des bâtiments publics ou restant à la place de l’indépendance, dans le centre de la ville, serait considérée comme appartenant à des groupes extrémistes.

Reuters
Lundi 27 Janvier 2014

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