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L’opposition parlementaire met en garde contre les atermoiements du gouvernement

Vers le dépôt d’une proposition de loi garantissant les droits constitutionnels de l’opposition contre les abus de la majorité




L’opposition parlementaire met en garde contre les atermoiements du gouvernement
Les députés et les conseillers des quatre partis de l’opposition parlementaire ont réaffirmé vendredi dernier leur volonté de renforcer leur alliance pour faire face au gouvernement Benkirane tout en mettant en garde celui-ci contre « l'atermoiement » dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution et de ses dispositions.
Juste après le discours de S.M le Roi Mohammed VI à l’occasion de l’ouverture de la session d’octobre du Parlement, les responsables de l'Union socialiste des forces  populaires (USFP), de l’Istiqlal (PI), du  Parti authenticité et modernité (PAM), et de l'Union constitutionnelle (UC) ont organisé une rencontre sur le thème « Pour la  défense de la démocratie ». 
Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a ainsi affirmé qu’il y a « une volonté de la part du gouvernement de saper la démocratie » au Maroc, appelant à davantage de mobilisation pour contrer ce gouvernement qui a inlassablement œuvré durant ces trois années à bafouer les droits de l’opposition parlementaire en s’appuyant sur sa majorité numérique et en faisant mine d’oublier que la démocratie ne peut fonctionner normalement et efficacement sans une forte opposition. « Dans toute l’histoire du Parlement marocain, aucun gouvernent n’a traité l’opposition en usant de méthodes identiques à celles qu’utilise ce gouvernement », a-t-il déploré. 
Dans ce sens, le Premier secrétaire de l’USFP a affirmé que l’opposition va déposer  une proposition de loi garantissant les droits constitutionnels de l’opposition contre les  abus de la majorité.
Pour sa part, le secrétaire général du PI, Hamid Chabat, a souligné que le rôle de l’opposition « est de défendre l’option démocratique », ajoutant que les partis de l’opposition ne peuvent appuyer l’action gouvernementale « tant que nous sommes devant un gouvernement qui ne concerte pas, ne discute pas et traite l’opposition comme s’il s’agissait d’un ennemi ».
Le secrétaire général du PAM, Mustapha El Bakkoury, a, pour sa part, affirmé que les quatre partis de l’opposition « seront une alternative » du parti majoritaire « qui a manqué son rendez-vous avec l’histoire alors qu’il jouissait de toutes les garanties et à leur tête l’appui Royal et constitutionnel, mais son bilan est nul».
 A noter qu’un communiqué a été lu par le député Abdellah Bekkali lors de cette rencontre tenue au Parlement. 
Dans ce document, les parlementaires de l’opposition ont indiqué que le  gouvernement n'a même pas respecté le plan législatif qu'il a élaboré et qu'il  s'est engagé à mettre à exécution, relevant que l'Exécutif continue à  monopoliser le traitement des grands dossiers cruciaux. 
Ils ont, en outre, estimé que la rentrée  politique et sociale est marquée par la grogne  et les signes d'inquiétude  manifeste, ajoutant que le dialogue  social vit une situation d'"asphyxie" presque inédite dans l'histoire politique  et syndicale moderne du Maroc ce qui constitue une menace directe et réelle à  la stabilité sociale dont jouissent les Marocains depuis des lustres.
Ils ont, par ailleurs, rappelé que le gouvernement a choisi de préparer le  terrain à cette entrée politique en prétendant mener des concertations  politiques avec les partis sur les avant-projets de lois électorales, des  collectivités territoriales et de découpage électoral, relevant qu'il s'est  avéré qu'il s'agissait d'un simple faux-fuyant usité pour contourner le  concept d'approche participative qui doit prévaloir.
Les parlementaires de l'opposition ont relevé que les manifestations de la  crise se sont amplifiées de manière effroyable en raison du manque de  créativité du gouvernement et de son incapacité à trouver des solutions aux  problématiques et difficultés dont l'existence est tout à fait naturelle,  notant que le manque de créativité de l'Exécutif se manifeste à travers son  recours permanent à l'atteinte au pouvoir d'achat des différentes catégories  sociales, en particulier les classes moyennes et à faibles revenus, ce qui  constitue, au fond, une véritable menace pour la stabilité du pays,  car elle accentue la vulnérabilité sociale et expose de nombreuses franges de  la société à la pauvreté, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles expressions de  la colère et de la protestation. Ils ont aussi exprimé leurs craintes de voir le projet de loi de Finances 2015  consacrer cette orientation. 


M.T
Lundi 13 Octobre 2014

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