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L'offensive anti-Boko Haram se poursuit au Nigeria




L'offensive anti-Boko Haram se poursuit au Nigeria
Le Nigeria a renouvelé dimanche son offre d'amnistie aux islamistes qui accepteraient de se rendre et annoncé que 17 personnes avaient tuées au cinquième jour d'une opération militaire visant à écraser l'insurrection de la secte Boko Haram dans le nord-est du pays.
 Les forces nigérianes, qui mènent depuis mercredi leur offensive la plus importante depuis le début de l'insurrection en 2009, tentent de déloger les activistes du territoire qu'ils contrôlent dans les régions semi-désertiques autour du lac Tchad, le long de la frontière avec le Cameroun, le Tchad et le Niger.
Elles poursuivent aussi Boko Haram dans les villes du nord-est et notamment à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno.
D'importantes patrouilles militaires ont eu lieu dimanche notamment à Maiduguri. Les forces spéciales ont tué 14 insurgés lors d'affrontements qui ont fait trois morts et sept blessés au sein de l'armée nigériane.
 Le président Goodluck Jonathan a déclaré l'état d'urgence mardi dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa.
 Certains analystes estiment que cette offensive pourrait avoir rendu encore plus faible la probabilité d'une solution politique au conflit. Le porte-parole du président Jonathan, Reuben Abati, n'est pas d'accord avec cette analyse. Il rappelle que le chef de l'Etat, un chrétien du Sud, a mis en place le mois dernier une commission pour étudier les termes d'une éventuelle amnistie pour les membres de Boko Haram.
 "Le président a demandé aux membres de Boko Haram de rendre les armes et de choisir l'amnistie, qui reste ouverte alors que la commission travaille sur l'option d'un dialogue pour une solution pacifique", a déclaré le porte-parole, joint par téléphone.
En 2009, une amnistie pour les activistes du Mend dans le delta du Niger avait contribué à mettre fin à un conflit qui avait à un moment réduit la production de pétrole de près de la moitié.
Mais le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a rejeté la proposition d'amnistie le mois dernier.
Dans tout le nord-est du Nigeria, les télécommunications ont été coupées, pour empêcher les rebelles de communiquer.
"Les insurgés ont des gens qui regardent et les renseignent pas téléphone, ce qui expose l'armée à des embuscades. Sans téléphone, les incursions garderont leur caractère de surprise", explique-t-on au sein des forces de sécurité à Maiduguri.
De même, un couvre-feu de 24 heures dans certaines régions vise également à limiter la mobilité des rebelles.

Reuters
Mardi 21 Mai 2013

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