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L’insécurité plane sur le CHP d’Essaouira

Un agent de sécurité blessé au visage




L’insécurité plane sur le CHP d’Essaouira
Samedi 8 février 2014 vers 22h, un agent de sécurité du Centre hospitalier Sidi Mohammed Ben Abdellah a été poignardé au visage par un agresseur qui a pris  la fuite.
Un incident regrettable qui remet à nu le climat d’insécurité qui règne parmi les malades, les médecins, les infirmiers, et les agents de sécurité même du CHP.  Un problème soulevé auparavant par «Libé» mais resté sans écho à cause de la sourde oreille des responsables qui n’ont pas levé le petit doigt pour répondre aux réclamations du staff du service des urgences qui avait pétitionné pour l’instauration d’un dispositif de sécurité fiable et efficace.
«Il était 22h00. L’agresseur s’est présenté devant le portail de l’hôpital sous prétexte de vouloir rendre visite à un proche. Une requête qui m’était impossible de satisfaire hors des horaires des visites permis. Soudain, il sortit une arme blanche et me poignarda au visage avant de prendre la fuite», raconte la victime Mohammed Qatima en s’efforçant de rester serein  suite aux exigences des services sécuritaires qui ont conditionné l’arrestation de l’agresseur par la présence de témoins.
« J’étais seul au poste. Où est-ce que je vais trouver ces témoins ? J’ai facilement identifié l’agresseur et fourni plusieurs indices aux enquêteurs qui m’ont annoncé son relâchement faute de  témoins!», s’indigne la victime âgé de 34 ans et responsable d’une famille de sept personnes.
Les sentiments de compassion avec «Simo» étaient partagés par les infirmières  présentes, mais le souci des agressions revenait dans les discussions. 
«Est-ce que vous pensez que trois personnes seulement peuvent assurer la sécurité du CHP la nuit? C’est insoutenable! Il y a des règlements de comptes qui se produisent au sein même de l’hôpital, des médecins qui se font agresser dans  la salle des soins. Personne n’est protégé la nuit au CHP», a souligné un visiteur scandalisé par le climat d’insécurité à l’hôpital. 
Mohammed Qatima n’est pas le seul, il n’est pas le premier et ne sera surtout pas le dernier à payer les pots cassés de la défaillance du système sécuritaire du CHP d’Essaouira. Aujourd’hui, ce sont les agents de sécurité même qui réclament sécurité et justice.
Nous avons essayé de joindre le délégué du ministère de la Santé publique le 10 février 2014. Après quelques instants, sa secrétaire est revenue, comme d’habitude, pour nous annoncer que le délégué n’est pas disponible à cette heure-là… Quant au directeur de l’hôpital, il a demandé qu’on le rappelle plus tard. 
La victime s’en est sortie avec 17 sutures. Elle risque de sortir bredouille de cette affaire faute de témoins. Y aura-t-il encore des agents de sécurité prêts à repousser les menaces qui guettent le CHP sitôt  la nuit tombée? 

Abdelali Khallad
Jeudi 13 Février 2014

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